‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 97 sur 277 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

{Le portique du rncme appartement dans le palais.) BELÈSES, seuh

Le soleil s'abaisse : il me semble qu'il se retire avec plus de lenteur en laissant tomber pour la dernière fois son regard sur l'empire d'Assyrie; quelle rouge clarté il jette au milieu de ces sombres nuages qui deviennent comme le sang qu'il prédit! Si ce n'est pas en vain, ô toi , soleil , qui t'éclipses, et vous, étoiles, qui vous levez, si ce n'est pas en vain que je vous ai étudiés sans cesse, consultant, dans chacun de vos rayons, les ai rets de vos ordres qui font frémir le Temps effrayé lui-même de ce qu'il apporte aux nations, voici la dernière heure de l'empire d'Assyrie : et cependant quel calme! un tremblement de terre devrait annoncer une si grande chute... c'est un soleil d'été qui la révèle. AuGhaldéen qui sait lire dans les astres ce disque annonce, sur sou immortelle page, la fm de ce qui semblait éternel. Mais, ô soleil ! oracle de feu de tous les vivans , aussi bien rrue source de toute vie, et symbole de celui qui la donne, où se terminent donc tes présages de malheur ? Pourquoi ne pas nous dévoiler des jours plus clignes de ta glorieuse sortie de l'Océan ? Pourquoi ne pas faire luire un rayon d'espérance à travers les âges à venir pour consoler le présent de la funeste clarté qui le menace ? Ecoute-moi , exauce-moi , je suis ton adorateur, ton prêtre et ton ministre... je t'ai contemplé à ton lever et à ton coucher ; j ai fléchi ma tête sous les feux (le midi quand mes yeux n'osaient se fixer sur toi; j'ai veillé pour attendre ton retour; je t'ai prié, je t'ai fait des sacrifices; je t'ai consulté, jetai craint, je t'ai interrogé',

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