‹ Œuvres de Lord ByronChapitre 61 sur 114 · TRADUITE I>U FRA>CATS · texte numérisé non relu

TRADUITE I>U FRA>CATS

Etoile des braves , qui as répandu tant de gloire sur les vivans et sur les morts , prestige brillant et adoré qui faisîiit courir aux armes des millions d'hommes empressés de te rendre hommage , météore d'origine immortelle , pourquoi es -tu retombé sur la terre, après t'ètre élevé jusqu'au ciel!

Tes rayons étaient formés par les âmes des héros qui avaient péri sur le champ de bataille ; l'éternité brillait dans ton auréole. Au ciel la renommée , sur la terre l'honneur , formaient l'harmonie de ta sphère martiale. Ta lumière apparaissait aux yeux des mortels comme un volcan des cieux.

Les torrens de sang que tu faisais répandre roulaient comme une lave bridante , et leurs flots renversaient les empires. Partout où ta lumière éclata , la terre trembla jusque dans ses fondemens ; le soleil s'obscurcit , privé de sa couronne rayonnante , et demeura voilé tout le temps que tu brillas sur notre horizon.

Un arc-en-ciel t'avait précédé dans les airs : ta présence lembellit encore. Il était orné des trois couleurs les plus brillantes, couleurs divines et bien convenables à ce signe céleste , car la main de la liberté les avait mêlées comme les nuances d'une gemme immortelle.

Une couleur était empruntée aux rayons du soleil ; la seconde reproduisait l'azur des yeux du séraphin ; un esprit pur avait revêtu la dernière de l'éclat de son voile blanc. Ainsi mélangées , ces trois couleurs semblaient la forme matérielle d'un songe céleste.

Étoile des braves ! tes rayons ont pâli , et les ténèbres vont couvrir l'univers! mais toi, arc-en-ciel de la liberté , viens faire couler encore notre sang et nos pleurs : notre vie n'est qu'un fardeau impur depuis que nous avons vu se dissiper les brillantes espérances que son apparition nous avait données.

Les pas de la -liberté sanctifient les villes silencieuses des morts. Le trépas est glorieux pour les braves qui le reçoivent en combattant sous ses drapeaux ! O liberté , puissionsnous te revoir bientôt sur la terre , ou que nos ombres aillent s'unir aux ombres des guerriers qui ne sont plus.

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