‹ Œuvres de Lord ByronChapitre 66 sur 114 · MADAME LA VALETTE · texte numérisé non relu

MADAME LA VALETTE

Que les critiques d'Édina comblent de louanges leur madame de Staël et leur célèbre L'Espinasse ; l'orgueilleuse philosophie brille tout au plus comme un météore, et la renommée d'un bel esprit est aussi fragile que le verre. Mais quelle douceur dans le rayon de ton flambeau, amour conjugal! Son éclat est éternel , et jamais il n'avait jeté un lustre plus pur et plus tendre que celui qu'il répand sur le beau nom de La Valette.

Emplissez la coupe jusqu'aux bords ; la vertu elle-même consacrera cette coupe que nous viderons à l'honneur de ce nom. La beauté l'approchera pieusement de ses lèvres , et l'hymen sourira à cet hommage rendu à celle qui risqua sa vie et sa liberté pour son époux. Saluons de nos louanges l'héroïne de l'amour conjugal , la constante, la noble^ la belle La Valette.

Ses ennemis, dans leur haine impuissante, (Mit vu s'é-

* Poems atlribu'.ed to lord Bvron. a, p.

yo POÉSIES

cliapper le captif qu'ils destinaient au supplice , malgré l'horreur de l'Europe j car les prêtres remplissent le palais , et ceux qui les y ont ramenés en rougissent. Mais dans les siècles à venir, quand le laurier taché de sang, dont sont couronnés ducs et maréchaux, sera flétri et oublié, le cœur battra encore au récit que fera l'histoire du noble dévouement de la belle La Valette.

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