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ÉTUDE
0 mille morts en mille rets tendues, 0 pires maux contre moy destinez ;
0 pas espars, o trop ardente flamme, 0 douce erreur, o pensers de mon âme, Qui çà, qui là, me tournez nuit et jour;
0 vous mes yeux, non plus yeux, mais fontaines, 0 Dieux, 0 cieux, o personnes humaines. Soyez, pour Dieu, tesmoins démon amour!
Après ce sonnet de Magny, Turquety cite celui de la Belle Cordière % qui débute par deux quatrains identiques, puis il ajoute :
a Le recueil de Louise Labé est de 1555, les Soupirs sont de 1557; mais peut-on imaginer que notre poëte eût effrontément copié ces huit vers, s'il n'avait cru y avoir des droits ? »
Cela n'est pas supposable de la part d'Olivier^ ce poëte facile et fécond, qui, mort à trente ans, avait fait imprimer quatre volumes, dont jamais personne n'a songé à lui contester l'honneur.
Nous ne marchanderons pas non plus à Louise sa gloire poétique; mais nous croyons devoir affirmer qu'Olivier fut le véritable inspirateur de sa muse
C'est aussitôt après le premier séjour de Magny à Lyon que doit être placée la composition des Élégies, Restée seule avec sa douleur, elle suivit par la pensée le cher exilé au delà des Alpes, et l'harmonieux langage qui l'avait charmée dans son bien-aimé lui fournit des