I. Page 128, vers
SUR LOUISE LABÉ
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Las ! que me sert que si parfaitement Louas jadis et ma tresse dorée Et de mes yeux la beauté comparée A deux soleils *
et qu'en ouvrant les odes de Magny, on tombe sur ce commencement de strophe :
Elle est à vous, belle maistresse.
Geste belle et dorée tresse Qui feroit honte au mesmes or, Et ces yeux, deux astres ensemble...
comment n'être pas frappé du rapport.? Comment ne pas croire que cette dernière pièce est bien celle dont la Belle Cordière s'est inspirée et qu'elle indique dans son sonnet ? Ailleurs, ce sont les mêmes tableaux, les mêmes souvenirs. Tous deux évoquent également dans leurs vers ces petits jardins, où ils se rencontraient, et où ils ne doivent plus se revoir... Mais, sans poursuivre le parallèle, il est un rapprochement qu'on n'a jamais fait et qui en dit trop pour que j'hésite à le signaler : c'est l'entière conformité d'une partie du LV® sonnet des Soupirs de Magny et du second sonnet de Louise. Que signifie cette communauté littéraire, telle que la révèlent les deux pièces suivantes :
0 beaux yeux bruns, o regards destournez, 0 chauds soupirs, o larmes espandues, 0 noires nuits vainement attendues, 0 jours luisans vainement retournez;
0 tristes plaints, o désirs obstinez, 0 temps perdu, o peines despendues,