‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 12 sur 180 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

chaque jour. Ils commencèrent une première fois pour l'homme.

Ce récit est successif pour s'accommoder à la pensée successive de Fhomrne. Les phénomènes successifs ne peuvent se manifester en même temps, ou, s'ils sont simultanés, ils ne peuvent être vus que successivement par une intelligence successive, assujettie à la loi du tmnps.

L'idée des planisphères se trouve dans les premiers versets de la Genèse, où les corps célestes sont établis comme signes , et leur apparition comme règle du temps.

Remarquons encore en passant , et cette remarque nous sera par la suite d'une très grande utilité; remarquons que les bénédictions ou les malédictions énoncées dans la Bible portent avec elles an caractère de pérennité qui subsiste toujours ; c'est que la Genèse n'est pas seulement unecosnaogonie, elle est aussi l'histoire primitive du ffenre humain.

A< — Vil

"Ces différents types des races humaines, si profondément empreints qu'ils paraissent ineffaçables, seront pourtant un jour effacés, lorsque toutes seront rangées sous la loi chrétienne, qui est une loi de rédemption et d'égalité.

Mais, avant de finir ce que j'avais à dire ici sur la Bible, je dois prévoir l'objection que Ion pourrait me -faire de lui appliquer sans autorité la

pensée de Finitiation graduelle, ce qui constitue une révélation successive pour le genre humain. Cette pensée, qui nest pas la mienne, se présente souvent d elle-même dans les saintes Écritures; et il est formellement prescrit à Daniel de sceller le livre, pour le tenir fermé jusquau temps ordonné de Dieu.

Diodore de Sicile établissait la communauté des Éthiopiens et des Égyptiens ; n'oublions pas l'identité non moins remarquable des idées métaphysiques qui reposent au fond des doct rines ind iennes avec celles qui sont enfermées dans les écrits do nos théosophes modernes, quoique certainement aucun de nos théosophes, c'est- à -dire aucun de ceux qui ont commencé Tère actuelle, n ait connu l'esprit, peut-être même lexistence de ces doctrines. C'est depuis bien peu d'années que ce sol primitif commence à être fouillé avec un esprit de critique religieuse. La première identité, ainsi qu'une multitude d'autres rapports, est due, nous ne pouvons en douter, à l'ot-igine commune de toutes les familles humaines; la secondé, aux idées pythagoriciennes et platoniciennes, puisées aussi à une source commune, qui se sont mêlées immédiatement à la grande pensée du christianisme,

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