‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 42 sur 180 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

rents genres. Je citerair deux faits seulement entre tous ceux qui seraient à ma disposition. Dans un traité avec la Macédoine on trouve des clauses favorables aux habitants d'Ilion, parcequllion est considéré comme le berceau de la race romaine; et lorsque les Sçipions, quinze ans après, passent THellespont, le consul va offrir un sacrifice dans lantique citadelle d'Uion. Toutefois il parait certain que le culte de Vénus était inconnu sous les rois. Ge n'est point ici le lieu de chercher à fixer les diverses phases du mythe- romain.

Pour bien comprendre à quel point Rome a été long -temps privée de ces sortes de chants nationaux, dont rien ne peut remplacer les imposants témoignages, et qui, par -tout ailleurs, chez les peuples anciens, ont été une histoire vivante, transmise dage en âge, il faudrait d abord bien comprendre ce que fut letat des plébéiens, ce que fut Ténergique institution du palriciat, dans les trois premiers siècles. Gardons -nous de croire néanmoins que les documents aient absolument manqué; car, s'il en était ainsi, nous n aurions aucun espoir de parvenir à quelque certitude à cet égard; %iais, comme je lai déjà dit, je dois m'abstenir quant à présent d'entrer dans tous ces détails, puisque nous devons spécialement explorer les véritables sources de l'histoire romaine.

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