DEUXIÈME PARTIE. i
ment et physiolosi quement sympathique et assimilatrice, qui consiste à s imp régner soit d un sentiment generaîTsoit d'une pensée universelle, soit des prévî§toîîr3e^*idStî5uées généralesjcoJUUJlixecSidles ; mais cèîîe "qïiësfion , de l'ordre le plus mystérieux, ne serait pas la seule qui se présenterait, et même ne serait pas la plus importante. Il aurait à étudier l'histoire, sous ce rapport, et à nous dire si , en considérant la longue vie attrihuée aux diverses sihylles , il ne serait pas permis de présumer que l e nom \ de chacune fut celui d' un cyc le de civilisation. Il i \ aurait à chercher j'iden tité dp 1 r mu sf^ ^ dp In <;ir^Ttf et de la sibylle, selon la base mythologique, hé roïque ou historique des récits primitifs . Mais la première de toutes les questions tiendrait à ce qu'il y a de plus obscur dans les voies de la Providence ,' c'est-à-dire à l'examen de son action quelquefois immédiate sur les destinées humaines, sans toutefois attenter à la liberté de l'être intelligent. Il s'agirait de savoir ce que fut la mission, et j'oserai dire^ le ministère du peuple hébreu, relativement aux autres peuples; car il^j^a des peupl^jgrophè-^ tes, des nations sy mboliques ; il s'agirait de savoir quelle fut la raison de l'anathème si rigoureux porté contre les nations chananéennes , et dont ce peuple fut le terrible exécuteur. La mission et le ministère du peuple romain seraient également à apprécier.
i34 PALINGÉJSÉSIE SOCIALE.
- Ceci nous ramènerait aux <ieux centres de di^ rectiôn , dont j ai déjà dit quelques mots en parlant de l'Egypte. ' "
Il serait téméraire d'entrer dans de si difficiles discussions; contentons-nous d'affirmer
Que le genre humain, sans acception de temps et de peuple, respire et ne peut respirer que dans une atmosphère de révélation générale ;
Que, dans les temps où cette révélation générale devient insuffisante, il survient des révélations spéciales , selon le besoin ^ que d'autres organes se manifestent; ^
'Que la Providence* a des nM)yens particiiiliers , des instruments en réserve ;• que quelquefois elle s'explique elle-même directement. C'est alors que la pensée divine consent à informer la nature humaine y pour la régénérer sans attenter à sa liberté. Le regard ne peut supporter de si éblouissantes merveilles, la parole ne saurait les dire. Arrivé là, il faut se taire , ou s'enfuir sur des ailes de feu.
Nous voici bien loin des sibylles et de toutes les missions, chez les peuples autres que le peuple hébreu. Finissons sur Orphée.
Je ne craindrai pas de le répéter une dernière fois, afin qu'on n'attende pas plus que je n'ai le