UVRE TROISIÈME
« rade muet ; i|s y Tiendront avec des flam- « beaux, qui, alluma aux autels élèves par (( toi, m'éblouiraient sans m'éclairer; ils vouu dront du moins donner une sépulture hou norabie à la vierge intacte dont ils rediront u les oracles anciens; mais je veux moi-même u auparavant me soustraire à la sépulture que « je . leur ai si souvent interdite. Je veux que u ma cendre soit tout de suite confondue u avec les éléments. Je cacherai ma dépouille u mortelle^ de manière à ce que nul ne pourra «la retrouver. Adieu; mon régne est fini, u et ma vie finit en même temps. Étrange u destinée] le nouvel ordre de choses que j'ai u annoncé , mais auquel je n'ai point été ini- « tiée , auquel je n'ai initié nul être, ce nouvel u ordre de choses me tue; il te tuera , Orphée , (( par cette loi qui ordonne à l'initiateur de reu cevoir la mort des mains mêmes de l'initié. u Quels sont ces cris inarticulés dont tu auras M voulu en vain faire une langue? Ce sont les a cris des Ménades. Leur sera-t-il permis de u déchirer ton corps, de dépecer tes membres o sanglants; et verra-t-on ta tête glorieuse « rouler dans les ondes glacées de THébre?
H Du moins, d'après une loi immuable et sa-