‹ Œuvres de M. BallancheChapitre 44 sur 86 · LIVRE TROISIEME. S · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME. S

croit qu^elle Test en Crète, le iiéros magnanime n^aurait point hésite à promulguer les mêmes lois pour tous. Une haute prévision lui avait appris que l'humanité, la poésie, la philosophie, les arts, ainsi que la gloire, noble prix du génie, st>nt choses plébéiennes: cette prévision, Évandre, est fondée sur la connaissance de la nature intime de notre être , sur la contemplation de l'ordre et de Tenchainement des destinées de ce monde sublunaire.

u Les prêtres de la Samothrace me firent aussi part de leurs conjectures sur l'origine inconnue d'Orphée. Les uns le disent fils de la muse Calliope; d'autres le font naître d'un fils d'Atlas. Quelques uns le croient né dans la Scythie, région de l'exil et du silence, et pensent que son berceau fut merveilleusement apporté à Lébethra , dans la Thrace^ où il devait instruire les hommes. On dit aussi que le père de Vola ne peut être autre qu'Olen de Lycie , Olen, chantre célèbre des calamités de l'ancien monde; et la Lycie est la région de la lumière. Orphée ne parla jamais de sa vie, ni d'aucun des siens ; il laissa toujours la renommée raconter à son gré.

ao.

« Après avoir su des prêtres de la Samothrace tout ce qu'il m'était donné de savoir, je les quittai pour aller dans la Tlirace chercher de nouvelles lumières. Fils de la Thyadc, ce sera le sujet d'un autre entretien. »

FIN ou LIVRE TROISIEME.

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