LIVRE QUATRIÈME
BIELPOMENE.
LA THRAGE.
ttOEagrius,.roi des Odry siens, m'accueillit avec bonté dans sa cour barbare , et composée de guerriers, ses égaux, dont il était le chef redouté. La pensée du poète divin que j^ m'étais imposé la tâche de suivre en quelque sorte sur la trace de ses pas, cette pensée fut le lien qui nous réunît dès le moment où je fîis admis à son foyer hospitalier. Je racontai h ce roi sans sceptre héréditaire, sans souveraineté sur le sol, je lui racontai l'histoire des premières années, des premiers travaux , des premières douleurs d'Orphée , telle que je l'avais apprise des prêtres de la Samothrace , et telle que je viens de vous la dire, véné|:able
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Évandre. Ce récit fut pour Œa^os une source d^étonnement et dMnstractîoa; il ne savait que les prodî§te dont il avait ëcé témoin, les bienfaits qu'il avait reçus, u Jamais tt me disait-il , jamais dans ses entretiens la a plus intimes le poète inspiré ne m'a rien ap tt pris sur lui-même ; je n'ai point cherché noi icplusà pénétrer les secrets de son ameso tt blime. Je le sentais trop élevé an-dessns d u moi pour que je me crusse permis de Fii tt terroger sur les choses qu'il croyait devo tt me taire. J'ai aperçu en lui une tristesse pp Cl fonde, mais j'en ai toujours ignoré la cans « et je ne l'attribuais qu'à son génie ac r i eg tt ou plutôt il était un demi-dieu pour moi. « a ne lui ai point entendu prononcer le no tt d'Eurydice; sans doute ce nom sacié ne v tt nait sur ses lèvres que lorsqu'il se réfugia « dans la solitude , soit ponr se livrer à de gr «ves méditations, soit pour s'abandonner f «liberté à sa douleur. Vous avez pa voi « Thamyris, me disait-il encore, vous avex f ttvoir combien est florissant l'empire étro ttque les dieux m'ont donné à gouverne « Cette contrée aride et moniagneuse, en u tt instant a change d'aspect. Tout est dû à Oi