‹ Œuvres de M. BallancheChapitre 55 sur 86 · UVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

UVRE QUATRIÈME

u liances, par la foi jurée; rhumanité triom- « phera d'un courag;e brutal ; le vaincu ne sera u point misérablement égorgé; enfin il y aura u un droit de paix et de guerre, un droit qui u régira les peuples entre eux, comme dans u chaque peuple il y aura un droit qui régira ce les rapports des hommes d'une même assoit dation ; et cette association sera la patrie. La « propriété, la famille, la patrie, le pouvoir, u Tobéissance, sont créés en même temps ; et u toutes ces choses contiennent à-la-fois mille u douceurs et mille amertumes, son^des gages u tour-à-tour d'agitation et de tranquillité. u Ceci, je vous le dis dès à présent, pour ne pas a vous laisser ignorer que le calme dont vous « vous réjouissez avec raison ne peut être durait ble. L'état social n'est point un état de repos ; « c'est le plus souvent un état d'orage et de « grande souffrance; c'est un moyen employé u par la providence des dieux pour perfecu tionner l'homme. Le bonheur n'est pas le u pût de ta race humaine. »

« Pendant que le poète prophète me dévoiu lak de telles destinées, il ne me semblait u point qu'il me racontât des choses nouvelif les, mais bien plutôt qu'il réveillât en moi

«des souvenirs profonds qui étaient la poru tion la plus intime de mon être. La puisti sance de dynastie fut ma vertu humaine.

u Toutefois, je dois le dire avec le sentiment u modeste de mon infériorité, je n'ai point u deviné Ténigme du Sphinx, qui est le secret tf perpétuel des races royales ; elle m'a été ap- « prise. Le sceptre, symbole éclatant, fut reu mis en mes mains; mais il m'a été confié, et, a quoique je connaisse le nom de mon père, a ma race commence à moi.

a Lorsque Orphée se retira du milieu de u nous, il ne nous abandonna pas entièrement. M II allait visiter tantôt sa chère Samos, dont u vous m'avez dit les poétiques créations, tan- ^ tôt les sages de Pergame, tantôt ceux de la u Crète ; tantôt il allait étudier les phénoméu nés de l'île naguère flottante, de Délos; entt suite il revenait sur nos rivages pour surveila 1er, diriger, encourager les progrès de l'état M social, et pour envoyer des colonies de civitt lisateurs dans le reste de l'Archipel. On a croit qu'un de ces voyages fut consacré, dans u les souterrains de l'Egypte , à approfondir u les sciences les plus relevées qu'il soit don- « né à rhomme de comprendre. Durant son

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