TOME V
S66 ORPHEE.
tt VOUS déchiriez la chair crue ; comme eux , fi vous tiriez votre nourriture du firuit du chêne. u Vous aussi, vous avez été amazones, et vous (( n'êtes encore qu'arimaspes, puisque vous ne (( savez voir qu'avec un œil : veuillent les dieux u que vous deveniez un peuple complet , un « peuple doué de tous ses organes ! Souvenezu vous enfin depuis combien peu d'années vous a avez recueilli votre première moisson. Soua venez vous encore d'un événement bien plus «récent. Les fléaux du ciel, les débordements M des fleuves, u'ont-ils pas anéanti l'année dera nière la moisson qui faisait votre espoir? On « eût dit que les éléments conjurés voulaient u reconquérir leur ancien empire, et les Titans u n^existaient plus pour de tels combats. Les te bornes si récentes de vos héritages furent di^- M placées par la violence des eaux. Vous ignott riez que les véritables confins de la proprictë tt ont dans le ciel des bornes qui ne peuvent s^* «déplacer. Alors, veuillez vous en souvenir.
« rien n'égala votre fureur. Vous demandiez à « retourner à vos fbrôts ; vous maudissiez h a sainteté des mariages , qui vous donnait (lr> « enfants ù nourrir ; tous maudissiez la reli- « gion des tombeaux, qui vous faisait une ten