LIVRE QUATRIEME
u phëe, et avec le secours de sa lyre fatidique, (c a été cause que je ne vous ai point été comu plétement étranger lorsque les dieux m'ont a conduit devant vous. C'est aussi ce qui vous « à fait croire que j'étais né dans la Thrace. u Enfin c'est la même raison encore pour la- (c quelle j'ai pu être considéré comme un disu ciple d'Orphée lui-même. Ma naissance au u reste est peu importante, et je ne suis rien u par moi. Ma destinée est dans mon nom, qui (( signifie voix harmonieuse. Mes inspirations u ne sont pas puisées au fond de ma pensée ; «les dieux ne m'ont pas accordé un don si u magnifique, et je ne suis qu'un reflet de la « lumière.
«Musée vous en apprendrait davantage; « Musée vous réciterait les chants d'Orphée ; « mais il ne subsiste de lui que son nom. n
Évandre remerciait son hôte illustre des beaux récits dopt il enrichissait sa mémoire ; il lui demandait des explications noUvtelles que Thiamyris s'empressait de lui donner toutes les fois que sa propre science n*était pas en défaut , car il n'avait pas l'intention de rien celer au roi pasteur. C'est pourquoi il crut devoir
Stt OftPHÉE.
revenir sur une circoDstance qui avait signalé la première bataille des Thraces, le peuple de Mars. ÉTandre eut voulu savoir si la Vdluspa qui s'éleva du nûlieu de cette bataille, et qui, pour ces nouveaux guerriers encore à l'état d'arimaspes, f«t coaune uike apparition fantastique, était ou une mimallone soudainement illuminée par l'inspiration de la lyre^ et transformée à l'instant même en sibylle, ou l'une des suivantes de Baccbus, d^a depuis long- temps sortie des rangs des profanes par quelque initiation antérieure, ou enfin si les barbares avaient ëcé trompés par une illusion. OËagrius n'avait pu dire plus qu'il n'avait dit, et Thamyris se trouvait dans la nécessité de ne donner aucune explication à ce sujet ; seulement il priait Évandre de remarquer que la Providence, et n<m la sagesse humaine, préside aux commencements des peuples. « Les barbares, ajouatait41, ont toujours quelque chose de aacrë aet d'obscur dans leurs traditions, dans ks u premiers événements de leur histoûre, et M d'ailleurs, soyez-en certain , les merveilles et M les prodiges ne manquent jamais pour Fat* u complissement d'un décret divin, n