ÉRIGONE
tt Dorant mon séjour auprès d'CEagrius, les peuples qui gardent les portes de la Grèce envoyèrent unis députation à ce roi. Elle était conduite par Tirésias, prêtre de Tliëbes, et par un prêtre de Delphes, dont le iiom n^a point été prononcé. Tirésias parla en ces mots au rm deThrace : « OBagrius, fils raillant de Thaurops, les peuples chargés par les dieux de « défendre une contrée qui leur est chère, tous M font une ambassade solennelle pour apprenc( dre de vous la destinée de ce héros pacifique, «généreux, savant, qui vous a fait sortir de «vos muettes et ténébreuses forêts; car le u monde en ce momçnt parait se soulever tout « entier pour aller au-devant d'un glorieux
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S9i ORPHEE.
M aveDÎr. CTestla voix paissante d'Orphée qui a tt fait tomber autour de vous les barrières dont uvous étiez par-tout environnés. C'est lui «qui a créé votre intelligence. Nous aussi u nous avons vu les murs sacrés de l'Ogygie « cadméenne s'élever au son de la lyre d'Amu phion. Dites-nous, roi d'une nation na(ruère u barbare, dites-nous si Orphée jouit encore M de la clarté des cieux, ou s'il est allé dans et les demeures heureuses rejoindre les dieux «qui l'envoyèrent aux hommes. Nous vouttdrions consulter ce génie inspiré, ce mau gnanime vainqueur du chaos de rhumanité; a nous voudrions l'intarroger sur le fondeu ment des lois sociales, sur l'origine da pouu voir, sur l'importance de cette philosophie u admirable que les hommes appellent la mo- « sique; nous voudrions enfin qu'il nous corn* u muniquàt les secrets de ses hautes doctrines u sur Dieu, sur Famé, sur les êtres. Que s'il a « été ravi à l'amour des honunes, roi d'une u nation naguère barbare, racontez-nous les tt prodiges qu'il a opérés dans laThrace. Ditesa nous et sa naissance, et sa vie, et sa mort, tt afin que nous rendions un culte à sa méa moire. Le fort Thésée, le grand Laïus^ vous