‹ Œuvres de M. Borderies, évêque de VersaillesChapitre 11 sur 57 · SUR LA. GRANDEUR DES SAÏNTS · texte numérisé non relu

SUR LA. GRANDEUR DES SAÏNTS

que celle vue réveille eu nous le souvenir de noire immortelle desliuée, eiuous enflamme d'une noble émulalion pour marcher sur leurs traces. Ils sont nos frères , serons-nous les seuls déshérités ? Ils ont conquis un bonheur éternel , nous condamneroas-nous à d'éternelles douleurs? Ils ont triomphé des passions, en serons-nous toujours les esclaves? Jamais la raison humaine n'a plus vanté ses lumières j jamais elle ne fit parler plus haut ses titres et ses droits : comme les Saints, montrons-lui quelle sagesse, quelle élévation , quelle innocence éclatent dans les vrais disciples de l'Evangile, et faisons rougir de ses dédains cette maîtresse si fière, dont nous payons depuis long-temps si cher l'orgueil et les erreurs. La Religion languit dans l'avilissemeni, elle a perdu sa splendeur et sa magnificence j comme les Saints, rendons-lui l'éclat des vertus, et les larmes de la joie seront les seules qu'on lui verra répandre. Défendons -la contre ses ennemis j elle réclame contre eux notre courage, notre zèle et nos vreux; mais si elle nous demandoit un pUis généreux sacrifice j si , comme tant deSainis, nous étions appelés à lui offrir la preuve la plus signalée de l'amour, heu-

reux celui à qui il seroit donné de mourir pour elle, et d'échanger , pour sa défense , une vie pleine de périls ei de douleurs contre une vie où Dieu dédommage ses serviteurs de leurs tribulations, par une félicilé éternelle.

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