POUR L^ FÊTE DE SAINTE GENEVIÈVE
voire mort assurèrent jadis la conquête ! Que toujours elle réjouisse les regards de la Religion par sa piété fervente, sa fidélité inébranlable, et l'éclat si touchant de ses solennités. Soutenez, au milieu de tant de peines et de soucis, nn pasteur dont l'amour de son troupeau publie assez les vertus et le zèle, et qui, blanclii avant le temps sous des travaux pénibles , ne veut trouver que dans des fatigues noTivelles son délassement et quelquefois l'oubli des plus cuisantes douleurs. Environnez toujours de votre prolection puissante ce troupeau où la piété, comme l'honneur , trouvent encore un asilej soutenez-y l'amour de la Religion, la sainteté des mœurs, l'horreur des nouveautés profanes ; enfin, ces vertus fortes et antiques qu'il a toujours opposées avec tant de constance aux scandales du siècle, aux séductions des doctrines perverses , aux sarcasmes de l'impiété en crédit, et peutêtre à ses rugissements. Obtenez à tous les biens de la vie présente et ceux de riramortalité.
Kk
EXORDE DU MEME SERMON
POUR LA FETE
DE SAINTE GEIVE\IEVE.
C'est surtout en ce jour, Chrétiens, que reçoit une confirmation éclatante, cet oracle de l'Esprit- saint , qui place dans la crainte de Dieu le principe d'une véritable et solide grandeur. Elle craignit Dieu cette humble Bergère qui, durant de si longues années , offrit à notre patrie l'attendrissant spectacle de l'innocence la plus pure, de la piété la plus tendre , du courage le plus intrépide, du plus profond détachement:
et maintenant placée au plus haut de sa gloire, dispensatrice des grâces du Seigneur, elle oublie son obscurité passagère au sein de l'éternelle splendeur, et les jours sitôt passés de rhumillation au milieu de la pompeet del'éclatd'un immortel triomphe.
Mais quel témoignage solennel de sa grandeur, la piété n'offre- t-elle pas ici à nos regards! Ce nombreux concours et ces flots