‹ Œuvres de M. Borderies, évêque de VersaillesChapitre 45 sur 57 · DIGNITE SACERDOTALE · texte numérisé non relu

DIGNITE SACERDOTALE

C'est Dieu lui-même qui, après avoir établi parmi les hommes la dislinclion deis rangs et les condiiions inégales , a voulu que la puissance fût relevée par un brillant appareil, afin que les peuples rappelés sans cesse au respect qu'ils doivent à l'aulorilé par la splendeur qui l'environne, lui rendissent une obéissance plus prompte et plus facile, et que les grands eux-mêmes, avertis de leur élévation par cet éclat et cette pompe, en fussent plus courageux contre des passions qui menacent de les rabaisser et de les avilir. Il est vrai, la religion , quelle que soit la puissance qu'elle confie à ses ministres et la hauteur où elle les fait monter, leur interdit le faste et les ornemens frivoles , ne les dislingue des enfans du siècle que par la simplicité de leurs véiemens et

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