‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 3)Chapitre 120 sur 144 · ENTRETIEN, INSTRUCTION · texte numérisé non relu

ENTRETIEN, INSTRUCTION

certaine considération, s'ils s'y adonnent avec passion. Le* sciences, comme la botanique, la zoologie, l'anatomie, laminera logie, la chimie, ne sont pas d'une absolue nécessité dans l'édu cation publique, et ne pourraient être cultivées avec un grand succès, sans nuire à des études plus importantes. Les Romains, les plus constitués de tous les peuples anciens, abandonnaient à des esclaves ou à des affranchis les arts et les sciences, et ne se réservaient que l'art de commander, et la science du gouvernement.

Tu regere imperio populos, Romane, mémento . [Hœ tibi erunt artes;) pacisque imponere morem.

il faut cependant taire apprendre aux enfants, et même de bonne heure, la danse, qui les forme à se tenir en public avec grâce et décence, et un peu de musique vocale, qui donne de la justesse à l'organe de la parole et à celui de l'ouïe, et se li< ainsi à l'harmonie oratoire et poétique.

Les exercices du corps, qui sont un des premiers devoirs de l'homme destiné au service militaire, doivent être renvoyés à la sortie du collège, parce qu'ils forment une distration trop forte aux études de l'esprit. D'ailleurs, le progrès de nos lumières, l'âge de la société, et l'espèce de ses ennemis, demandent que ses défenseurs joignent désormais la raison à la force, parce que la force ne doit plus être séparée de la raison.

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