‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 4)Chapitre 58 sur 79 · DES LOIS PARTICULIÈRES ET SUBSÉQUENTES · texte numérisé non relu

DES LOIS PARTICULIÈRES ET SUBSÉQUENTES

« La loi est donc la volonté de Dieu et la règle de l'homme. »

La loi est la volonté de Dieu, immédiatement dans la loi primitive, générale, fondamentale : primitive quant au temps, générale quant aux êtres, fondamentale quant à la société; loi-principe, leœ-princeps, dit Cicéron, et que l'on appelle communément la loi naturelle: médiatement dans les lois particulières, secondaires, locales, qu'on appelle quelquefois lois positives, et qu'on pourrait appeler lois-conséquences, parce qu'elles doivent être la conséquence naturelle des lois fondamentales. C'est ce que veut dire Mably : « Les lois sont bonnes, si elles )j sont le rejeton des lois naturelles; » et J.-J. Rousseau : « Les lois politiques sont fondamentales elles-mêmes, si elles » sont sages. »

La loi est une volonté; elle est donc la pensée de l'être qui veut, du pouvoir. L'expression de cette pensée, la déclaration de cette volonté est donc la parole du pouvoir; ainsi la loi générale est la parole du pouvoir souverain, de Dieu même, et la loi locale est la parole de l'homme, pouvoir subordonné à Dieu dans le lieu et dans le temps : Homme-Dieu dans la religion.

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