‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 5)Chapitre 163 sur 202 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

ors en polygamie. Luther lui-même avait sans cesse h la boulic ce mot fameux : Si nolil uxor, ancilla vcnito. Ce patriarche le la réformation, assisté de ses docteurs, permit au landgrave le Hesse, par sa consultation du mois de décembre 1539, d'é- KtUï^er une seconde femme, en retenant la première; et même. ie nos jours, le feu roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II, a é[)udié Elisabeth de Brunswick, épousé la princesse de Hesse, [)()usé la comtesse d'EnhoPf,'sans répudier la reine, toujours ivc'c l'approbation des docteurs calvinistes; et lorsqu'avec ces rois femmes vivantes, il voulait encore épouser mademoiselle le Voss, il trouva ses pasteurs disposés à le lui permettre, illéguant qu'il vaJait mieux contracter un mariage illégitime, jue de courir sans cesse d'erreurs en erreurs : décision dérisoire et honteuse, qui « dégrade autant ceux qui la donnent, que celui qui la sollicite, » dit avec raison M. de Ségur, iistorien récent de cette époque mémorable de notre temps.

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