‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 5)Chapitre 181 sur 202 · IL · texte numérisé non relu

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est l'abus de l'aulorité paternelle, el que le divorce est l'anéanlissement du pouvoir domestique.

;) Vous ne voulez pas gèuer les croyances religieuses.... Mais est-ce la croyance de la faculté du divorce, ou la croyance de l'indissolubilité du lien conjugal, qui est une croyance reliaieuse? Je vois ce qu'il y a de religieux à croire que la société, instituée par Dieu contre les passions bumaines, ne peut être dissoute par Ihomme, et au gré de ses caprices; que le mariage, qui doit être le remède de la volupté, n'en serait que l'aiguillon et le moven, si la faculté du divorce livrait sans cesse de nouveaux objets aux désirs de l'homme; et que le père des humains n'a pas établi entre ses enfants une société où l'être faible, livré sans condition au plus fort, ne trouvât pas, contre ses propres passions, une protection perpétuelle en échange d'un sacrifice irrévocable. Hors de là, je suis loin de voir des croyances relioieuses, je ne vois pas même des croyances raisonnables.

Prenez-v ""arde : le divorce ne pourrait être une tolérance religieuse que pour ceux qui voient dans le mariage un lien religieux, et qui, comme les Juifs, en permettraient la dissolution à la même autorité qui l'a formé. Mais comment peut- il être une faculté religieuse pour ceux qui ne voient rien de sacré dans l'institution? Par quelle inconséquence faire de la faculté du divorce un dogme, quand on ne fait pas du mariage un sacremenl? et comment une loi civile, donnée par Solon à un peuple idolâtre, peut-elle être une faculté religieuse donnée par Jésus-Christ à des chrétiens?

» 3Iais, après tout, la religion chrétienne ne tolère rien; ni le mal, puisqu'elle le défend; ni le bien, puisqu'elle l'ordonne. Elle ne tolère que la perfection, c'est-à-dire qu'elle la conseille; et bien loin de tolérer le divorce, qui donne à l'homme la faculté de renvoyer la fille de son prochain, et d'épouser sa îemme, elle permet la faculté du célibat, en permettant à l'homme de se destiner au ministère de la société religieuse. Et il n'y a pas à s'en étonner, ni, comme l'ont fait nos philosophes, à en prendre occasion de déclamer contre la religion, puisqu'on

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