‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 5)Chapitre 77 sur 202 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

CONSÉQUENCES DES PRINCIPES SUR LA CONSTÎtUTION DES SOCIÉTÉS.

Je rapproche tout ce que j'ai dit sur les sociétés constituées extérieure et intérieure, politiques et religieuses : je le présente sous un seul point de vue, et comme l'analyse de la théorie des deux sociétés.

Dieu et l'homme, les esprits et les corps, éléments de toute société.

Donc la société est intérieure et extérieure, intelligente et matérielle, religieuse et physique.

La société extérieure ou physique est le rapprochement des hommes physiques intelligents.

La société intérieure ou religieuse est la réunion des hommes intelligents physiques.

L'homme intelligent ou intérieur ne peut pas être séparé de rhomme physique ou extérieur.

Donc la société religieuse ou intelligente ne peut pas être séparée de la société extérieure et physique; c'est-à-dire, que la société intérieure est nécessairement extérieure, et que la société extérieure est nécessairement intérieure. Donc la société physique considère l'homme extérieur ol intérieur, physique et intelligent : donc la société religieuse considère rhomme intérieur et extérieur, intelligent et physique : donc il ne peut exister de gouvernement sans religion, ni de religion sans gouvernement.

Donc la société religieuse sera l'âme, la société politique sera le corps.

La société religieuse est naturelle, c'est-à-dire, particulière,

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