L'ADMINISTRATION PUBLIQUE
AVEPvTISSEMENT.
On ne doit pas s'attendre à trouver, dans cette partie de la Théorie du Pouvoir, des vues, des plans, des systèmes sur l'éducation sociale ou l'administration publique. L'auteur n'a garde de s'écarter des institutions anciennes, institutions nécessaires, c'est-à-dire, sociales, puisqu'elles étaient dans la nature de la société constituée et conformes à la volonté géné^ raie, qui a la conservation des êtres pour objet.
L'auteur s'attachera à en développer l'esprit, à en expliquer les motifs, à en faire apercevoir la liaison avec les principes de la constitution. S'il en relève les avantages, il ne négligera pas de remarquer les abus que les passions avaient pu y introduire, et dont il ne faut que les dégager, pour les rappeler à leur perfection naturelle. Quant au petit nombre d'idées neuves ou nouvelles qui auraient pu se glisser, presque à son insu, dans une matière plus susceptible que toute autre des écarts de l'imagination et des illusions de la vanité, l'auteur les abandonne à la discussion la plus sévère. Ses opinions personnelles sont précisément celles auxquelles il tient le moins, et qu'il renonce même formellement à défendre. Si elles sont utiles, elles seront approuvées de la société; alors elles deviendront sociales, et l'on ne doit défendre dans la société que les opinions générales, c'est-à-dire, sociales. L'auteur, qui s'est élevé contre le pouvoir particulier, est bien éloigné de vouloir, dans aucun genre, établir le sien.