‹ Œuvres de M. de BonaldChapitre 123 sur 300 · MOEURS · texte numérisé non relu

MOEURS

Avant de passer aux sociétés non constituées, il est à propos de faire quelques observations générales sur des objets importants; observations que j'ai dû réserver jusqu'après l'entier développement de mes principes sur les sociétés constituées, et leur application par les faits historiques. Chacun de ces objets pourrait fournir le sujet d'un ouvrage, et pressé par la matière que je traite, je ne puis leur consacrer qu'un chapitre.

Je n'ai pas laissé échap[)er une occasion de faire remarquer à mes lecteurs l'exacte parité qu'il y a entre la société et l'homme. L'homme est la société en abrégé, la société est l'homme en grand; et cela doit être, puisque l'homme est l'élément du corps social, et que le corps social est un composé d'hommes. La société civile a donc, ainsi que l'homme, une partie intérieure ou intelligente, une partie extérieure ou matérielle; elle a donc, ainsi que l'homme, ses facultés et ses besoins, ses devoirs et ses passions, ses vertus et ses vices : ainsi que l'homme, elle naît, elle croit, elle se développe au

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