‹ Œuvres de M. de BonaldChapitre 133 sur 300 · GOUVERNEMENTS DESPOTIQUES · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENTS DESPOTIQUES

La passion de la gloire, chez les anciens, avait fait des conquêtes : dans le moyen âge, le besoin de subsister et l'ardeur du pillage dévastèrent l'Europe; dans des temps plus récents, le zèle d'une religion nouvelle fonda des empires. « Jamais » État ne fut fondé, dit l'auteur du Contrat social, que la re- » ligion ne lui servît de base. »

L'empire d'Orient avait traîné jusque vers le milieu du quinzième siècle un reste de majesté Romaine que douze cents ans de vices, de faiblesse, de révolutions et de revers n'avaient pu effacer. Réduit alors à sa capitale, il est envahi par un peuple neuf, bouillant de courage et de fanatisme : le despotisme usé des empereurs Grecs ne peut résister au despotisme des Sultans dans la crise de son développement. Constantin Paléologue illustre en vain, par une défensive glorieuse, les derniers moments de son règne : il se fait tuer sur la brèche : l'empereur et l'empire, tout périt à la fois ; et Constanlinople devient le siège de la domination Ottomane et le centre d'un État despotique, si on le compare aux monarchies chrétiennes.

Malgré les déclamations de quelques écrivains qui ont peint

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