‹ Œuvres de M. de BonaldChapitre 177 sur 300 · IMPOT · texte numérisé non relu

IMPOT

L'impôt est un déplacement d'une partie de la propriété du sujet, fait au nom de la société et pour sa conservation.

La loi sur l'impôt est donc un rapport nécessaire qui dérive de la nature de la propriété et de la nature de la société. Je dis de la nature de la propriété, car il y a des propriétés qui peuvent supporter le déplacement d'une partie plus considérable : je dis de la nature de la société, car il y a des sociétés dont la conservation peut exiger une plus forte somme d'impôt.

La nécessité de l'impôt n'est pas contestés ; une société ne peut exister sans besoins, elle ne peut satisfaire aux besoins sans dépenses, ni solder les dépenses sans impôts.

Je l'ai déjà dit; il ne faut pas d'impôt pour l'entretien personnel du roi et de sa famille dans l'éclat qui convient à la dignité de ses fonctions, éclat nécessaire, et que de faux principes d'économie ou de simplicité philosophique ne doivent jamais diminuer. La nation a donné des domaines, que la constitution a rendus inaliénables; il faut les reprendre, les conserver, les augmenter même, si la dotation ne sutTit pas; parce que, pour maintenir la constitution dans toute son intégrité, il ne faut pas que le roi dépende de la société pour des besoins d'argent : comme il ne faut pas que la société dépende du roi par des confusions do dépenses qui doivent élre soigneusement distinguées.

On ne dira pas qu'il soit impossible au roi de faire régir saixcment et fidèlement ses domaines.

l** Rien n'est difiîcile à un roi, que de vouloir.

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