‹ Œuvres de M. de BonaldChapitre 257 sur 300 · LOIS DE LA SOCIÉTÉ RELIGIEUSE CONSTITUÉE · texte numérisé non relu

LOIS DE LA SOCIÉTÉ RELIGIEUSE CONSTITUÉE

Ce fut une grande révolution, que celle qui s'opéra dans l'univers à l'avéneinent d'Auguste à l'empire Romain. Jusqu'à lui, l'univers policé, gouverne despotiquement par Rome république, était soumis à une foule de maîtres et adorait une multitude de dieux, c'est-à-dire, obéissait à une multitude de pouvoirs dans la société politique, et à une multitude d'opinions dans la société religieuse. Mais l'unité de pouvoir s'élève dans l'univers, et aussitôt l'unité de Dieu se manifeste à tous les peuples.

La religion Judaïque n'était que la religion naturelle développée au point qu'il convenait aux besoins d'une société particulière, au caractère d'un certain peuple, à l'objet que le législateur se proposait pour un temps donné. La religion chrétienne est la religion Judaïque développée, perfectionnée, accomplie au point qui convient à toutes les sociétés, à tous les peuples, à tous les temps.

La religion Judaïque était une religion de crainte mêlée

' Il est i)6cossairc, pour rintelligencc de ce chapitre, de relire les proniier? chapitres de la première partie.

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