‹ Œuvres de M. de BonaldChapitre 62 sur 300 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

à une reine dépouillée de ses États, qui, sous le poids de l'âge et du malheur, en impose encore par la dignité de son mainlien;

Le Romain, dont je Tais parler, à un vieux guerrier, qui, réduit à l'esclavage par le sort des armes, semble, dans les fers, insulter à ses vainqueurs;

Et le Grec, à un roi de théâtre, qui, la pièce finie, a déposé le sceptre et le diadème, et qui, revenu à son premier état, mêle à des habitudes de valet, le langage emphatique de son rôle.

Veut-on juger la difYérence qu'il y a entre des institutions et une constitution?

Rome, pour détruire la Grèce, lui rendit ses institutions : Adrien extermina les Juifs et ne put les dompter *.

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