‹ Œuvres de M. de BonaldChapitre 81 sur 300 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

LES GERMAINS SE MAINTIENNENT CONTRE LES ROMAINS, ET FORMENT DES ÉTABLISSEMENTS.

Les Germains avaient donc la constitution Egyptienne, ou pour mieux dire, la constitution naturelle des sociétés; et cette constitution renfermait en elle-même le germe de sa perfection, et des développements que l'étendue et les progrès futurs de la société rendaient nécessaires. On verra au chapitre suivant l'ordre et la suite de ces développements.

Les sociétés Germaines avaient donc un principe de conservation, caractère spécial d'une société constituée : aussi elles se conservèrent contre la puissance Romaine. Ce ne fut pas, comme dit Montesquieu, « avec le seul bon sens attaché aux » libres grossières de ces climats, que ces peuples se main- » tinrent contre la puissance Romaine. » Cette raison matérialiste est aussi indigne d'un écrivain sensé que d'un lecteur judicieux. Je ne parle pas de ce bon sens que l'auteur attache à des libres grossières, ni de l'esprit qu'il attache à des fibres plus déliées dans les climats chauds : comme si le bon esprit, ou l'art de trouver des rapports justes entre les objets, était

Page 1