‹ Œuvres de M. et Mme Favart; leur vieChapitre 42 sur 88 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SOLIMAN, ROXELANE, OSMIN

KOXElANE, lestement- C'est moi.

Vous êtes la première...

(A part.) Mais elle ne sait pas les devoirs imposés . (A Roxclane.) Passons. Roxelane, excusez :

Je suis fâché qu'on ait eu l'imprudence D'interrompre votre sommeil.

I10XEI.ANE.

Je m'attends tous les jours à quelque trait pareil : Ces Turcs sont si polis I

OSMIS, à part.

Voyez l'impertinence !

liOXELANE, à Soliman, qui continue de fumer. Mais voudriez-vous bien avoir la complaisance... SOLIMAN, qui s'imagine que Roxelane lui demande sa pipe pour fumer, la lui présente.

Trés-volontiers; tenez.

(Roxelane prend la pipe et la jette au fond du tliéâtrc.) OSMIN.

Quel attentat!

SOLIMAN, se levant avec courroux.

Comment! après un tel éclat...

OSMlN, saisi d'indignation, passe du côté de Soliman.

Qu'ordonnez-vous, seigneur?

dehors, prêts à exécuter au moimire signal les ordres du Grand Seigneur ou du kislar-aga. Les femmes n'ont point la permission de se présenter devant Sa Haulcsse sans être annoncées.

LES THUIS SULTANES. 115

SOLLMAN, à Osmiii, (l'un ton foudroyaiU. Silence !

(Osmiii s'éloigne tout étouiic.)

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