‹ Œuvres de M. le comte de Montalembert (volume 2)Chapitre 40 sur 71 · LES ÉCOLES ET LES UNIVERSITÉS · texte numérisé non relu

LES ÉCOLES ET LES UNIVERSITÉS

II est d'ailleurs, en Angleterre, un spectacle plus rare et plus grandiose encore que celui de son parlement, comme il est pour la vieille société anglaise une garantie plus sûre même que le gouvernement représentatif : ce sont ses établissements d'instruction publique. On a trop parlé de sa vie parlementaire, pas assez de son éducation publique, qui en est la condition et la garantie. On a pu emprunter à l'Angleterre une image plus ou moins fidèle de ses institutions politiques : il n'est pas donné aux nations modernes d'enfanter une copie, même affaiblie, de ses collèges et de ses universités.

On sait que sous le nom modeste écoles, trois ou quatre vastes fondations, parmi lesquelles Eton 1 et Harrow 2 occupent le premier rang, reçoivent, presque sans exception, les enfants de toutes les familles aisées du pays et leur offrent une éducation à la fois classique et virile, sous la direction de quelques membres éminents du clergé anglican. Elles se distinguent de tout ce que nous avons d'analogue en France par deux caractères : leur antiquité et leur emplacement à la campagne. Identifiées en quelque sorte par leur date avec l'histoire de la nation, elles offrent pour premier enseignement à leurs élèves la mémoire des grands hommes qui les ont précédés sur ces bancs scolaires qu'ils ont quittés pour

• Fondé par le roi Henri VI en 1441.

» Fondé par John Lyon en 1585.

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