COMMENT LE CATHOLICISME A-T-1L VAINCU
J'ai constaté le triomphe du catholicisme ; j'ai montré que partout, à l'heure où nous sommes, l'Église possède ou réclame une liberté à laquelle nul ne songeait pour elle il y a cinquante ans; j'ai prouvé que partout les questions catholiques, celles qui touchent à l'existence, à l'influence de l'Église, tiennent la place la plus importante et la seule décisive : et je convie tous les catholiques découragés ou inquiets de l'avenir à se demander si c'est là ce qu'avaient prédit, pour le milieu du dix-neuvième siècle, les faux prophètes de la fin du dix-huitième.
Voilà le fait. Cherchons-en la cause.
Comment s'est produit, en si peu d'années, cet incroyable changement? Qu'est-ce qui a donné cet éclatant démenti à toutes les prédictions et à tous les calculs de la fausse sagesse?
Qui? me dira-t-on. Mais, avant tout, la miséricorde de Dieu ; la force intrinsèque et miraculeuse dont Dieu a doté son Église ; sa fidélité à tenu sa promesse immortelle : Portœ inferi non prœvalebunt. A tant de témoignages déjà enregistrés par l'histoire, notre époque est venue ajouter une preuve nouvelle et éclatante de cette énergique et féconde vitalité de l'Église, qui doit remplir ses enfants d'une inébranlable confiance, qui la fait sortir victorieuse de toutes les épreuves, et survivre triomphalement aux empires et aux républiques, à tous les gouvernements et à toutes les révolutions.
Oui, sans doute : c'est là ce que doit reconnaître avec amour tout cœur chrétien. Mais le Dieu que saint Paul appelle si souvent le Dieu fidèle a quelquefois, dans les impénétrables mystères de sa sagesse, voilé sa toute-puissante protection. Il a permis que son Eglise connût ici-bas la servitude et l'humiliation ; et il ne l'avait jamais laissée tomber si bas qu au commencement de ce siècle. Aujourd'hui elle est debout, affranchie, respectée, redoutée. Par quel moyen l'at-il ainsi relevée? De quel bras humain a-t-il daigné se servir pour briser ses liens? Qui a été l'instrument terrestre et visible de son invisible omnipotence?
Est-ce Napoléon? Non, certes, quoiqu'on affecte de le dire aujourd'hui, en oubliant ou en voilant à dessein la moitié de son règne. Après avoir rendu un service incomparable en rétablissant officiellement le culte, en relevant les autels, en traitant avec le pape comme s'il avait deux cent mille hommes \ quand le vertige de la toute-puissance l'eut pris, ce successeur de Charlemagne se fit le copiste de Philippe le Bel. Non content de rétablir les anciennes servitudes de l'Église en France, et d'envoyer à Vincennes les trois seuls évêques qui osèrent élever la voix contre lui ; non content de mettre Ja main sur le patrimoine de saint Pierre, il fit prendre au collet l'auguste et doux vieillard qui était venu le sacrer empereur, et, le traînant d'étape en étape, de prison en prison, il entreprit contre sa victime une lutte impie où il fut vaincu, tout en gardant dans les fers jusqu'au jour de sa chute le vicaire de Jésus-Christ.
Est-ce la réaction monarchique de 1814? Est-ce notamment la Restauration en France? Non encore. Et ici, Dieu préserve de vouloir méconnaître les services rendus par
' Ce fat, comme on sait, les instructions qu'il donna à Cacault, ministre à Borne.
la maison de Bourbon à la France et à la liberté, à cette liberté dont la destinée semble plus que jamais identifiée avec celle de cette auguste race ! Dieu me garde d'élever une ombre de récrimination contre un gouvernement qui a si noblement et si péniblement vécu entre les aveugles exigences des ultra-royalistes et l'odieuse ingratitude du parti libéral. Dieu me garde surtout de révoquer en doute le zèle sincère et fervent des princes de cette illustre maison pour la foi de saint Louis. Mais je ne constate qu'un fait, en rappelant qu'après quinze ans passés sous des rois dont le dévouement à l'Église était incontestable, la religion, bien loin d'avoir gagné du terrain, était tombée dans le plus affligeant discrédit et avait perdu presque toute influence sur le peuple comme sur la bourgeoisie. Certes je n'en conclus pas que des rois impies ou simplement indifférents valent mieux pour l'Église et la vérité que les rois chrétiens : je dis seulement, en consultant l'expérience, que, dans une société comme la nôtre, le dévouement des rois les plus chrétiens ne suffit pas à l'œuvre de salut. J'en atteste les souvenirs de tous ceux qui, comme moi, terminaient leur éducation vers cette époque. Combien étions-nous de jeunes chrétiens, même dans les collèges les mieux famés? A peine un sur vingt. Quand nous entrions alors dans une Église, est-ce que la rencontre d'un de ces jeunes gens des écoles, d'un de ces hommes du peuple qui aujourd'hui remplissent nos temples, ne produisait pas presque autant de surprise et de curiosité que la visite d'un voyageur chrétien dans une mosquée d'Orient? Encore une fois, je ne justifie rien; je ne cherche pas même à rien expliquer : je raconte. Je ne me laisse pas aller à la tentation de signaler les coupables complots et les mécomptes amers de ceux qui, par leurs écrits et leur conduite, avaient travaillé avec un si cruel acharnement à dévaster ainsi l àrae de la
France. Si Ton en avait le loisir et le courage, il serait assez piquant, ce me semble, d'en référer aux vieux libéraux de ce temps-là, s'il en reste, pour savoir d'eux jusqu'à quel point ils ont à se féliciter du résultat politique et social de cette guerre faite à la monarchie et à la religion, à laide du chantre de Lisette et de Frétillon, du Petit Chapeau et du Vieux Drapeau. Mais je me borne à enregistrer un souvenir douloureux et ineffaçable : au sortir de la Restauration, l'Église était en France au ban de l'opinion et de la popularité, et peu s'en fallut qu'elle ne fût entraînée, comme en 1792, dans la chute de la royauté.
Que l'on compare sa situation en 1830 avec celle qu'elle a prise sans effort en 1848, au sortir d'un régime auquel elle avait été presque toujours condamnée à résister; qu'on la compare avec celle qu'elle a gardée en 1851, après quatre années de luttes continuelles contre les périls de l'anarchie.
Ce n 'est donc ni l'Empire, ni la Restauration ; ce n'est ni la protection, ni la sympathie du pouvoir qui lui ont valu la force qu'elle possède aujourd'hui, le mieux relatif que chacun ressent, le progrès manifeste qui chaque jour se révèle.
Qu'est-ce donc? Il faut le dire : c'est la liberté, rien que la liberté, et la lutte rendue possible par la liberté.
La même cause a produit partout le même effet. Il suffit de citer l'Angleterre et O'Connell, la Relgique et sa constitution, la Hollande et l'Allemagne tout entière : èn un mot, tous les pays que nous passions tout à l'heure en revue.
Je ne veux marcher qu'avec des précautions extrêmes ; je me mets en garde contre ce paralogisme signalé par l'école : Cum hoc, ergo propter hoc. Je ne veux m'arroger aucun droit contestable. Je parle dans l'ordre des choses permises : je ne pose aucun principe ; je ne promulgue aucune doctrine ; je ne constate que des faits, et j'en tire des œnséquences
purement pratiques. Je ne consulte que l'expérience ; je fais de l'empirisme, mais de l'empirisme de croyant, en regard de cet empirisme incrédule qui a dominé le monde moderne jusqu'à nos jours.
Mais sur ce terrain-là je proclame, sans crainte d'être démenti, que c'est à la liberté que nous devons, en fait, le succès merveilleux et imprévu des intérêts catholiques. Oui, partout la lutte a profité à l'Église ; partout , depuis la tribune de Westminster, du Palais-Bourbon et du Luxembourg, jusqu'à la prison des archevêques de Cologne et de Turin ; et la lutte n'est possible qu'avec la liberté. Oui, la liberté politique a été la sauvegarde et l'instrument de la régénération catholique en Europe. Partout cette régénération a été d'autant plus complète et plus facile que la liberté a été plus sincère et plus sérieuse. Et j'ajoute que cette régénération n'a eu lieu nulle part que là où elle a été précédée ou provoquée par la liberté politique, sous une forme plus ou moins imparfaite. 11 n'y a qu'un seul pays en Europe où la religion catholique soit complètement enchaînée : c'est la Russie ; c'est aussi le seul pays où la liberté n'a jamais existé.
Je remarque, en outre, que tous les hommes qui ont exercé une inûuence durable et profonde sur l'opinion catholique ont tous, tôt ou tard, aimé et servi la liberté. Je citais tout à l'heure O'Connell, dont le nom seul suffit; je citerai encore Balmès, qui, dans son écrit sur Pie IX, a si éloquemment proclamé l'union de la religion et de la liberté.
Je citerai même le comte de Maistre, qui passait, à quarante ans, pour un jacobin, parce qu'il voulait, nous dit son fils, ces libertés justes et honnêtes qui empêchent les peuples d'en convoiter de coupables \
* « .. Les opinions da comte de Maistre étaient pour ces libertés justes et € honnêtes qui empêchent los peuples d'en convoiter do coupables. Celle
Faut-il maintenant que je m explique sur ce que j'entends par liberté? Serai-je soupçonné de vénérer sous ce nom ancien et sacré les inventions de l'orgueil moderne, l'infaillibilité de la raison humaine, la sotte hérésie de la perfectibilité indéfinie de l'homme, la consécration de l'envie sous le nom d'égalité, l'idolâtrie du nombre sous le nom de suffrage universel et de souveraineté du peuple? En serai-je réduit à me défendre de toute complicité avec les prédicateurs de la liberté illimitée, absolue? J'espère que non. Ce que j'aime et ce que je désire, c'est la liberté réglée, contenue, ordonnée, tempérée, la liberté honnête et modérée; la libellé telle que l'ont proclamée, recherchée, conquise ou rôvée, les grands cœurs et les grandes nations de tous les temps, dans l'antiquité comme depuis la rédemption; la liberté, qui, bien loin d'être hostile à l'autorité, ne peut coexister qu'avec elle, mais dont la disparition fait trop souvent dégénérer l'autorité en despotisme.
Encore une fois, je n'entends professer ici aucune théorie absolue, universelle, exclusivement applicable à tous les siècles et à tous les peuples. Je prétends seulement que, chez la plupart des peuples chrétiens, et dans l'état actuel du monde, la liberté est un bien, un bien relatif, non absolu. Sauf en ce qui touche aux lois directement établies et révélées par Dieu, je tiens que l'absolu est en tout l'ennemi de la vérité, telle qu'elle s'adapte à l'infirmité humaine.
Donc la liberté peut et doit varier dans son application et dans son étendue, selon les temps et les lieux, selon los hommes et les choses. Mais, partout où elle existe, elle a cet incomparable avantage, qu'elle crée ou qu'elle réclame des
« manière de voir, qu'il ne cachait nullement, ne lui fut pas favorable, dans « un temps où les esprits échauffés regardaient la modération comme un « crime. M. de Maistre fut soupçonné de jacobinisme, et représenté a la « cour comme un esprit enclin aux nouveautés, et dont il fallait se garder. > (UUr es et opinions, 1851, t. I, p. 6 )
garanties indispensables contre les abus du pouvoir. Elle les place dans les constitutions écrites ou traditionnelles, dans des lois qui lient réciproquement les peuples et leurs chefs, dans ces pactes qui , depuis l'origine du monde, ont toujours été la condition et le palladium des sociétés régulières et durables. Ces garanties sont toujours incomplètes, souvent éphémères ; mais elles sont toujours nécessaires, toujours regrettables et toujours regrettées quand elles ont péri. Elles constituent le besoin le plus impérieux et le plus légitime de l'homme en société. Aucune forme politique ne les assure irrévocablement, aucune ne peut les empêcher de dégénérer en abus. Mais, malgré ces conditions d'imperfection et de faiblesse, les essais les moins heureux, les institutions les moins durables, les lois les moins observées, tout cela est préférable au pouvoir absolu, au pouvoir illimité de l'homme sur l'homme, que ce pouvoir soit exercé par un seul ou par la multitude, au nom d'une dynastie inamovible ou au nom du peuple souverain.
Je sais que j'ai contre moi la grande autorité de Bossuet, et j'en gémis. 11 veut que le pouvoir des rois soit absolu, et il essaye de distinguer ce genre de gouvernement du gouvernement arbitraire. Ce soin qu'ont toujours pris les hommes de chercher des barrières à la souveraine puissance, dans les diverses constitutions des empires et des monarchies, il l'appelle un vain tourment '.
♦ Politique tirée de l'Écriture sainte, liv. X, art. 6, prop. II. El il vient de dire, en propres termes, après avoir cité Saùl, Hérode, Abimélech : « On voit « que, depuis l'établissement de la puissance absolue, il n'y a plus de bar- « riére contre elle, ni d'hospitalité qui ne soit trompeuse , ni de rempart % assuré pour la pudeur, ni enfin de sûreté pour la vie des hommes. Arouons
dune, de bonne fui, qu'il n'y a point de tentation égale à celle de la puissance; ni *. rien de plu* difficile que de se refuser quelque chose, quand les hommes tous i accordent tout, et qu'ils ne songent qu'à prévenir ou môme a exciter vos * désirs. »
Mais on sait que Fénelon, d'accord avec l'immense majorité des docteurs catholiques antérieurs au dix-septième siècle, est d'un tout autre avis. L'homme se donnera toujours ce vain tourment, et c'est son honneur. Il sera autorisé d'ailleurs par l'exemple de tous les âges, et surtout par la tradition de la chrétienté, par toute l'histoire de ces grands siècles du moyen âge, dont le regard de Bossuet s'est volontairement détourné. Ébloui par la monarchie illimitée, celle que Louis XIV personnifiait devant lui, son génie s'est arrêté, comme éperdu, devant l'étude et l'explication des plus beaux temps de nos annales. En écrivant l'histoire universelle, il la termine brusquement à Charlemagne, c'est-à-dire au moment où la chrétienté se fonde, où l'Église triomphe, où le sacerdoce et l'empire organisent leur alliance. En traçant pour un prince chrétien les droits et les devoirs de la politique, il les emprunte exclusivement à l'histoire du peuple juif, comme si l'exemple de cette nation, sur laquelle Dieu s'était réservé une action directe et visible par les prophéties et les miracles, qui fut d'ailleurs toujours rebelle à sa loi, et dont l'existence politique précède la venue de Notre-Seigneur, devait être le seul que pussent invoquer des peuples catholiques ayant l'Église pour guide immortel et le Calvaire pour point de départ. Je livre cette observation aux juges compétents ; je ne la hasarde qu'en tremblant, car nul ne s'incline avec un plus tendre respect , avec une admiration plus passionnée que moi, devant le plus mâle génie et l'homme le plus éloquent que la terre ait jamais porté.
Je me permets donc d'affirmer, jusqu'à preuve contraire, que l'étroite alliance de l'Église avec le pouvoir absolu, dont Bossuet et ses successeurs avaient fait en quelque sorte un article de foi parmi nous, a été une nouveauté qui ne date que du dix-septième siècle, et qui a contre elle dans l'his-
toire du catholicisme mille ans de traditions et de précédents contraires. Je tâcherai de prouver plus loin que, cette nouveauté ayant parfaitement mal réussi à l'Église, il serait peu opportun de la ressusciter.
La liberté, définie et limitée comme j'ai essayé de le faire, est une arme pour le mal, grâce à la chute originelle de l'homme, mais elle est aussi une force pour le bien, grâce à ce qu'il reste d'intelligence et de vertu dans l'homme racheté par le sang d'un Dieu. Malgré les inconvénients qui en sont inséparables, comme de toutes les choses humaines, partout où elle a régné, elle a toujours profité à la vérité, c'est-àdire à l'Église. Je crois pouvoir affirmer, pour l'avoir profondément et sérieusement étudié, que telle a été la foi religieuse, politique et sociale du moyen âge. Tous les grands papes, tous les grands catholiques de ces grands siècles ont combattu pour la liberté, sous la forme qu'elle avait alors. Tous pensaient comme ce moine, contemporain de Charlemagne, qui écrivait au pape : « La liberté n'a point péri, « parce que l'humilité s'est librement abaissée 1 . » Tous eussent répété à l'envi la parole d'un évéque de Lisieux, ami de saint Thomas de Cantorhéry 2 : « Ce qu'on ôte à la liberté « est autant de perdu pour la foi : car l'une et l'autre, invin- « ciblement unies, ont les mêmes profits et les mêmes pertes. » Tous eussent dit avec Jules II aux citoyens de la république de Saint-Marin : a Ayez bon courage, et songez que la liberté « est ce qu'il y a au monde de plus utile et de plus doux 3. »
1 Non ideo liberUs succubuit, quia bnmilitas semetipsam libère prostravit. Ambrosius Autpebtus, abb. S. l ine, ad Yult., ep. ad Steph. III.
1 Quoties libertati detrahitar, coostat fidei nihilominus derogari : quoniam mutua sibi invtcem ratîone con noise eadem semper et dispendia sentiuot ei proventus. Ernclf. epite. Lujcor , EpUl. 85,inlib. I. S. Thom. Canluar.
5 HorUmur ut forti et magno animo silis, considérantes nibil dulcius aut otilius esse iibertate. Delmco, Documenti, p. 61, 88.
Cette tradition des temps les plus chrétiens de l'histoire, interrompue depuis deux siècles et demi par la monarchie absolue et par la révolution dont cette monarchie a été la mère , tend chaque jour à se renouer et à se propager. Témoin l'attitude et le langage de l'immense majorité de nos évèques dans les luttes qu'ils ont dû traverser pendant le dernier règne 1 , et qui se retrouvent dans ces nobles paroles, récemment publiées, de Mgr l'évêque de Moulins : Je l'avouerai naïvement, dussé-je passer pour le démettront a* idées déjà éloignées, j'aime la liberté; je l'aime trop quand elle me sert, pour ne pas la supporter quand elle me gêne 2.
C'est à un autre évoque de nos jours, à un savant et courageux prélat, que j'emprunterai la définition de la liberté, telle que nous pouvons la désirer et la revendiquer au sein de la société moderne.
« La liberté, » dit Mgr Rendu, évêque d'Annecy, « c'est l'homme tel qu'il est sorti des mains de Dieu. L'homme avec son intelligence et sa volonté, l'homme à qui il a été dit sous l'arbre de la science : Voilà le bien, voilà le mal, tu peux choisir; mais voilà ma loi : si tu la violes, tu mourras. C'est donc dans sa liberté morale qu'il faut chercher l'origine et l'explication de la liberté dont il doit jouir parmi ses semblables...
« La puissance dont chaque citoyen jouit dans la société
' Dans l'intervalle qui s'est écoulé entre le moment où ces lignes ont été écrites et celui où nous en corrigeons l'épreuve, un grand nombre d'évêques ont été appelés à adresser au chef de l'État des hommages publics de respect et de reconnaissance. Ces discours ont été diversement jugés ; mais on a dû remarquer que rien, dans ces manifestations, n'est venu désavouer le passé que nous invoquons, ou appuyer les théories <pte nous combattons. — [Cette note, comme toutes celles de cet écrit, et comme le texte lui-même, est littéralement reproduite d'après l'édition de 1852.]
» Lettre à Mgr l'évéque d'Orléans, du 20 juillet 1852.