‹ Œuvres de M. le comte de Montalembert (volume 3)Chapitre 4 sur 46 · ÉCRIVAINS CONTEMPORAINS DE LA SAINTE, OU ANTÉRIEURS A LA RÉFORME · texte numérisé non relu

ÉCRIVAINS CONTEMPORAINS DE LA SAINTE, OU ANTÉRIEURS A LA RÉFORME

I . Epistola magistri Conradi de Marburch ad Papam, de vila B. Elisabeth. Imprimé dans les zâppufrcc de Léon Allatius, et dans le tome ix des Analecta Ilassiaca de J. P. Kuchenbeker, Marbourg, 1735, d’après un manuscrit de la bibliothèque d’Upsal en Suède [Ep. Conr. Marb.)

1 Testilicor coram Dco et eleclis angelis cjus , me nlhll in hoc libelle posuisse nisi quæ ex scriptis probalurum haberc polui , et nisi ca , quæ a personis religiosia et multum veracibua intellexi... Poalreuio faleor me indignum inculte cl semiplene liwc sublimia et grandie graine opéra protuliase, oplana et aperans aliquem successurutn, qui litec legens et miaerans, eruditiori aljlo et elegantiori eloquenlia corrigena emendabit. Tlieod. Thuring, Prologus in librum de l’ita bealœ Elisabeth.

i Cea inola entre parenthèses sont Ica abréviations dont noua nous servirons pour indiquer les auteurs des passages cités dans les notes du texte de notre histoire.

INDICATION

Cette lettre, écrite par le prêtre que le pape Grégoire IX avait donné pour directeur et protecteur à sainte Elisabeth, précède l’énumération des miracles opérés par l’invocation de la Sainte aussitôt après sa mort, recueillis et transmis au Souverain Pontife par les commissaires qu’il avait désignés à cet effet, avant de procéder à la canonisation. Cette lettre est courte, et ne traite guère que de l'époque du veuvage d’Elisabeth.

2. Libellus de die lis quatuor Ancillarum S. Elisabethœ, si ce Examen miraculorum et vitœ ejus. Imprimé dans la collection des Scriptores rerum Saxonicarum, de J. B. Mencken, in-folio. Leipzig, 1728, tome n, page 2007 ( Dict . IV Ancill.).

C’est ici la source la plus ancienne et la plus authentique de renseignement sur notre Sainte. C’est le procès-verbal des dépositions faites par ses quatre suivantes ou demoiselles d’honneur, lorsqu’elles furent interrogées par les commissaires du Saint-Siège en 1234, trois ans après la mort de sainte Élisabeth. Ces quatre témoins étaient : 1“ Guta ou Judith, qui fut attachée à la duchesse alors qu’elle n’avait que cinq ans, et qui prit l’habit de Saint-François avec elle; 2° Vsentrude de Hirselgau, qui devint dame d'honneur de la duchesse quand elle eut quinze ans, et qui était sa plus intime amie; 3° Élisabeth, qui lui fut donnée pour servante dans sa retraite de Marbourg; et 4° Irmengarde, sœur grise, qui vécut aussi avec elle à Marbourg. Leurs dépositions furent recueillies dans la forme où nous les possédons, par un anonyme; ou bien, selon le savant Basuage, écrites par ellesmêmes. Cet admirable et touchant récit a servi de base à tous les historiens postérieurs.

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