ÉTABLISSEMENTS
soin de œnclure librement des traités avec les établissements privés. C'est là une décentralisation qui me semble essentielle, utile, et nullement dangereuse pour le pouvoir. Tout ce qu*on demande, c'est que le préfet, qui est Tagent du ministre, ne soit pas obligé d'avoir recours à lui dans ce cas, et d'attendre peut-être longtemps son approbation. Ainsi, on ne peut pas nous dire, comme aux adversaires habituels de la centralisation, que nous voulons affaiblir le pouvoir. Nous lui laissons toute son énergie ; nous voulons seulement renfermer cette attribution dans un cercle plus restreint, dans celui de Taiitorité locale.
Au lieu de cela, M. le ministre veut ajouter à cet encombretaient des bureaux dont je parlais tout à Theure. Chacun peut en juger par ce qui lui est.personnel; car il n'est aucun d'entre nous qui n'ait quelque demande d'intérêt local à adresser aux bureaux du ministère. Pour moi, cela m'arrive aussi quelquefois, et alors je vois que M. le ministre souvent ne répond pas du tout : ou lorsqu'il le fait, je vois qu'il lui faut trois ou quatre mois pour franchir l'immense intervalle de la rue de Grenelle à la rue Saint-Dominique, où je demeure {On rit).
Je m'explique ceci par l'immense quantité d'affaires qui l'occupent ; mais je m'étonne qu'il veuille encore en augmenter le nombre. Il me semble, je l'avoue, qu'un ministre de l'intérieur a déjà une moisson assez abondante de grandes affaires , de grandes questions , pour n'avoir pas besoin d'absorber tout, et jusqu'au triste domaine des gens qui ont perdu l'esprit (/fircs).
Mais j'ai un autre motif plus grave pour défendre l'amendement ; et ici je m'exprimerai avec une entière franchise. Je suis assez jeune encore pour dire et même pour croire que la franchise est la meilleure des politiques.