DE TAHITI
pation enfante de graves inconvénients que je choisirai pour * la blâmer ; abandonner une bonne cause au mon^nt où elle devient difficile, cela n'est pas et ne sera jamais dans mes habitudes. C'est donc un approbateur des mesures prises autrefois dans Tocéan Pacifique qui vient provoquer aujourd'hui des explications sur ce que le ministère croit devoir faire dans cette circonstance. J'ai approuvé l'occupation des Marquises et de Tahiti , parce qu'il pouvait en résulter de grands avantages pour la marine, pour le commerce et pour la puissance politique de la France ; mais s'il devait en résulter des désavantages pour notre honneur national, je serais le premier à déplorer avec vous tous la politique qui y a planté notre drapeau.
Et maintenant, Messieurs, pour me renfermer dans ce qui vient de se passer de l'autre côté du détroit, qu'il soit permis à un ami sincère de la paix, à un partisan constant et avoué de l'alliance anglaise, de venir ici exprimer devant le parlement dé son pays sa profonde douleur, et je dirai l'indignation qu'il éprouve, précisément comme partisan de l'alliance anglaise, et, en outre, comme pair de France, comme citoyen français, en entendant le langage qu'on tient sans cesse à notre égard dans le parlement anglais. Non, ce n'est pas là assimiler les discussions de la tribune à des articles de journaux, comme l'a dit M. le ministre des affaires étrangères. Quand les hommes les plus éminents de la tribune anglaise prennent la parole pour attaquer la France, cela a une tout autre valeur que des articles de journaux, et les honmies les moins éminents du parlement français, comme moi, ont le droit et le devoir de demander au ministère ce qu'il en pense, sans être accusés pour cela de vouloir faire de la polémique de journaux.
« Je déclare donc, précisément comme partisan de l'alliance