‹ Œuvres de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 2)Chapitre 114 sur 142 · DISCOURS SUR L'INTERVENTION · texte numérisé non relu

DISCOURS SUR L'INTERVENTION

PROHONCfc DAMS LA GHAMBRB DBS PAIRS ' BU «AI I82S.

On m'a sommé , messieurs, de répondre à des questions €|li'oh a bien voulu m'adresser. On a accusé mon silence; je vais vous en exposer les raisons, et peut-être vous paroîtf ont-elles avoir quelque valeur.

Un noble comte auroit voulu, messieurs, qu'à l'exemple de l'Angleterre nous eussions déposé sur le bureau les pièces ofBcielles relatives aux affaires d'Espagne. On n'avoit pas besoin d'en appeler à cet exemple. La publicité est de la nature même du gouvernement constitutionnel; mais on doit garder une juste mesure, et surtout il ne faut jamais confondre les temps , les lieux et les nations.

Si le Gouvernement britannique n'est pas , sous quelque rapport , aussi circonspect que le nôtre doit l'être , il est évident que cela tient à la différence des positions politiques. . En Angleterre , la prérogative royale ne craint pas de faire les concessions les plus larges, parcequ'elle est défendue par les institutions que le temps a consacrées. Avez-vous un clergé riche et propriétaire? Avez-vous une Chambre des pairs qui possède la majeure partie des terres du royaume, et dont la Chambre élective n'est qu'une sorte de branche ou d'écoulement? Le droit de .primogéniture , les substitutions, les lois féodales normandes, perpétuent-elles dans vos familles des fortunes pour ainsi dire immortelles? En Angleterre , l'esprit aristocratique a tout pénétré : tout est privilèges , associations , corporations. Les anciens usages , comme les antiques lois et les vieux monuments , sont conservés avec une espèce de culte. Le principe démocratique n'est rien; quelques assemblées tumultueuses qui se réunissent de temps en .temps , en vertu de certains droits de comtés, voilà tout ce qui f^ accordé à la démocratie. Le peuple , comme dans l'ancienne ftome, client de la haute aristocratie , est le soutien et non le rival d^la noblesae. On congoil , messieurs , que dans un pareil état de choses la couronne en Angleterre n'a rien à craindre du principe démocratique ; on conçoit aussi comment des pairs des trois royaumes , comment de$ hommes qui auroient tout à perdre à une

> Ce discours a élv prouoacé par l'auieur ^ea; qualité de ministre des afliiires étrangères.

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révolîition, professent publiquement des doctrines qui sembleroient devoir détruire leur existence sociale : c*est qu'au fond ils ne courent aucun danger. Les membres de l'opposition angloise prôchent en sûreté la démocratie dans l'aristocratie : rien n'est si agréable que de se donner les discours populaires, en conservant dés titres, des privilèges et quelques millions de revenu.

En sommes-nous IS , messieurs , et présentons-nous à la couronne dé pareilles garanties? Où est l'aristocratie dans un étai où le partage égal anéantit la grande propriété, où l'esprit d'égalité li'avoitiaissé subsister aucune distinction sociale et souffre à peine aujourd'hui lès supériorités naturelles?

Ne nous y trompons pas : il n'y a en France de monarchie que dans la couronne : c'est elle qui , par son antiquité et la force de ses mœurs, nous sert de barrière contre les flots de la .démocratie. Quelle différence de position! En France, c'est la couronne qui met à l'abri l'aristocratie ; en Angleterre , c'est l'aristocratie qui sert de rempart à la couronne : ce seul fait interdit toute comparaison entre les deux pays.

Si donc hoiis ne défendons pas la prérogative royale , si nous laissons les Chambres empiéter sur cette prérogative , si le Gou- ^erhemerit croit devoir céder à toutes les interpellations qui lui sont faites , îipporter tous les documents que l'opposition croira pouvoir lui demander, vos institutions naissantes seront promptement renversées , et la révolution rentrera dans ses ruines.

J'ai peur, messieurs , d'avoir fatigué Votre patience par ces dèveIop()enierits un peu longs. Il m'étoit nécessaire d'établir solidement que ëé n'est ni par ignorance de la constitution, ni par abus de pouvoir, que le Gouvernement n'a pas imit?. l'Angleterre , mais pour conserver k la prérogative royale cette force qui supplée à celle qui manque encore k nos institutions. Cette vérité une fois posée , je ne fais aucune difiitulté d'examiner les autres objectioùs.

Un noble comte a crll devoir reproduire tout ce qu'on a dît contre le congrès de Vérone. Un noble duc que vous venez d'entendre est entré dans cette question avec la candeur, la iioblesse, là sincérité, qui le caractérisent. Je pourrois donc me dispenser de répondre; mais je demanderai la permission de joindre quelques réifexions à celles du noble duc.

La préoccupation de nos adversaires les a fait tomber dans une singulière erreur ^ ils partent toujours du dernier congrès comme du commencement de tout en politique. Mais, messieurs, les transactions de Vérone ne 6ont point le principe et la cause de

Talliance , elles en sont la conséquence et l'effet : Talliance prend sa source plus haut. On peut dire qu'elle remonte jusqu'au congrès de Vienne -, et lorsque M. le prince de Taileyrand a donné , au nom du Roi , son assentiment à l'union des grandes puissances contre l'invasion de Buonaparte , il a réellement posé les premiers Ibndements de l'alliance. Régularisée au congrès d'Aix-la-Chapelle, cette alliance , toute défensive contre les révolutions , a pris ses développements naturels dans les congrès qui se sont succédé. Les puissances y ont examiné ce qu'elles avoient à espérer ou à craindre des événements : cette politique en commun a J'avantage de ne plus permettre à des cabinets de poursuivre des intérêts particuliers, et de cacher des vues ambitieuses dans le secret de la diplomatie.

Ainsi tombe, messieurs, par cette grande explication, tout Téchafaudage qu'on a prétendu élever autour du congrès de Vérone. On voit encore par là que la France n'a point amené à Vérone la question de l'Espagne comme une chose à laquelle personne ne pensoit. L'établissement de notre armée d'observation nous obligeoit d'en exposer les motifs à nos alliés, et la révolution d'Espagne n'étoit pas une chose assez inconnue , assez insignifiante, pour qu'elle ne se présentât pas dans la série des affaires de l'Europe; il y avoit déjà longtemps qu'elle avoit fixé l'attention des cabinets; on en avoit parlé à TrDppau et à Laybach; et, avant d'être examinée k Vérone , elle avoit occupé les conférences de Tienne. Que la France, plus particulièrement menacée, et craignant d'être obligée tôt ou tard de recourir aux armes, ait voulu connoitre le parti que prendroient les alliés, le cas d'une guerre avenant , elle a agi selon les règles d'une simple prudence.

Remarquez bien , messieurs ( et ceci répond péremptoirement à un noble baron), que les questions posées à Vérone par un noble duc sont éventuelles, hypothétiques; elles laissent aux coursa qui elles sont faites le libre exercice de leur volonté; elles ne demandent rien , ne sollicitent rien dans le sens positif. Chaque cour pouvoit répondre ce qu'elle vouloit , et tel a été le cas : l'une pouvoitdire : J'agirai comme ta France; l'autre, ^e resterai neutre; une troisième auroit pu même se déclarer ennemie. Il est impossible de ne pas reconnottre dans cette conduite une politique franche qui va droit au but et cherche seulement à connaître sa position extérieure , pour proportionner ses moyens aux événements.

Enfin, messieurs, et je l'ai déjà remarqué, vôudroit-on que la France fût séparée de tous les autres peuples, qu'elle fût aban-

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donnée au milieu de l'Europe? Si elleétoit attaquée, ne devroitelle avoir aucun allié? Une nation civilisée a-t-elle jamais existé dans un tel état d'isolement? L'Angleterre elle-même ne se réunitelle pas dans plusieurs points à l'alliance, et n'a-t-elle pas aussi ses traités particuliers? Par exemple, ne doit-elle pas défendre le Portugal , si le Portugal étoit exposé à une agression ? Vous voyez , messieurs, comment les objections s'évanouissent quand on les examine de près.

D'ailleurs , qu'est-ce que les papiers publiés en Angleterre vous ont appris? Rien de nouveau , rien que je n'eusse déjà dit et expliqué à la tribune; mais du moins ils font voir une chose; c'est que les doctrines secrètes du Gouvernement ont été parfaitement d'accord avec ses doctrines publiques; qu'il n'est pas échappé à un ministre, ni dans ses dépêches, ni dans ses conversations confidentielles, un seul mot qui ne montrât le plus sincère désir de maintenir la paix , qui ne fit voir la plus réelle sollicitude pour la liberté et le bonheur de l'Espagne. Y avez-vous remarqué les principes du pouvoir absolu , de l'intolérance religieuse , les vœux de l'ambition et de l'intérêt? Ces deux mots, paix et honneur j se retrouvent partout; et si la faction qui domine l'Espagne ne nous a pas permis de les concilier , ce n'est pas la faute de la France.

Un noble pair veut savoir s'il a été conclu des traités en vertu desquels les étrangers doivent entrer en France. Je lui répondrai ce que j'ai déjà répondue la Chambre des députés : Jamais.

On nous fait un crime de toute chose. Une junte fait une proclamation : quoique cette proclamation ait été imprimée de diverses manières, quoique nous ayons cent fois déclaré que nous ne nous mêlerions en rien de la politique intérieure de l'Espagne , quoique la proclamation de monseigneur le duc d'Angoulême soit le seul document que nous puissions reconnottre, n'importe, nous répondrons de tout ce qui se fera, de tout ce qui se dira en Espagne.

Il faut que nous touchions encore la question la plus délicate en politique, il faut que nous disions ce que nous pensons sur les Colonies espagnoles, que nous prononcions sans façons et sur-lechamp sur l'avenir de l'Amérique , afin que l'on voie si dans nos réponses nous ne heurtons pas quelques-uns de ces intérêts si divers et si compliqués.

Autre grief : si nous voulions sincèrement la paix, que n'avonsnous accepté la médiation de l'Angleterre ?

Nous n'avons jamais reftisé ses bons offices pour un acoMrd ami-

cal ; Utiini à la médiation , nous n'avions de jugement à subir de pértoiine. L'Angleterre n'auroit pas pu peser nos torts, puisque ntitts n'en aviond pas envers l'Espagne , et que nous ne pouvions pas Consentir à établit* l'arbitrage entre la révolution et la légitiifiité. La France est reconnoissante de la bienveillance qu'on lui témoigné, xtiaisellepréiidra toujours soin de prononcer élle-mëmé BUT tout ce qui conceine sa dignité et son honneur.

Après tout, messieurs, le moment approche où ies événements Vont décider là question ; mais il est clair que si, comme on l'a prétéridu , la guerre d'Espagne étoit d'abord impopulaire , elle se j^pularisé toiis les jours depuis que lès hostilités sont commencées, et surtout depuis qu'on a prodigué à la t'rance des outrages qui ont retend dans tous les cœurs françois.

N'imitons point, messieurs, ces eitemples; les Gouvernements représentatifs deviendroient impossibles, di les tribunes se répondoient : lès récriminations imprudentes auroient bientôt changé FEurope en èhamp de bataille. C'est à nous à donner l'exemple de la modération parlementaire. On a fait des vœux contre nous : souhaitons la prospérité à tonte puissance avec laquelle nous conservons des relations amicales. On a osé élever la voix contre le plus sage dés Rois et contre son auguste famille. Qu'avons-nous à dire du Roi d'Angleterre , sinon qu'il n'y a point de prince dont la politique sôit phis droite et lé caractère plus généreux-, point de prince qui , par ses sentiments , ses mfanières et son langage , donne uAe plus juste idée du monarque et du gentilhomme. On a traité avec rigueur les ministres françois. Je connois les Ministres qui gouveFdent aujourd'hui l'Angleterre , et ces personnages émirients Alht dignes de l'estime et de là considération dotii ils jouissent. J'aî été l'objet pàtttcàlier dés insultes : qu'importe, à! vous trouvez, rtiëssieurs, que je ne les ai ihérîtées que pour avoir bien servi tnùtï pays? Ne craignez pas que ma vanité blessée puisÊse me faire oublier ce quejedois à ma patrie-, et quand il s'agira de maintenir là bonne harmonie entre deux nations piiissahtes , je ne me A>uv)eAdrai jamais d'avoir été offensé.

Au Surplus, on a posé un principe que je ne puis adopter dans toute sa rigueur et sans restriction , car il établifoit la société sur te droit physique ou le droit de la force , et non sur le droit moral : je crois que les décisions de la justice doivent passer avant les déci^ts d^iine majorité qui peuvent quelquefois être injustes. Mais j'adopte dans le cas particulier où nous sommes ce droit de la nf^orité. IM hovm^ réspectaMes qi blâttiêtt Fintervention

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àmiée de la France disent donc que cette intervention sera justitifie si la majorité espagnole se prononce eh notre faveur. Alors , messieurs , notre cause est gagnée , môme aux yeux iê nos ad ver- ' saires.

L'erreur qui fSiit le fond de tous les raisotinèménts contré là guerre d*Espagne vient d*avoir éternellement comparé l'invasion de Buonaparte à la guerre que nous avons été obligés d'entreprendre contre la faction militaire de l'Ile de Léon. Ëuonapârte fit la guerre la plus injuste , la plus violente au Roi , et à la nation espagnole ; nous , nous prenons les armes pour ce môme ttoi et cette môme nation. On nous a prédit toiis les malheurs qui suivirent l'invasion de l'usurpateur, comme si la position étoit la môme pour l'intervention tout amicale d'un Roi légitime.

Sans doute, si nous prétendions agir comme Buonaparte , quatre cent mille hommes et quatre cent millions ne suffiroient pas ; mais voulons-nous suivre son exemple? Remarquez, messieurs, dès nos premiers pas en Espagne, une difTérence dé fait qui détruit toutes les comparaisons de nos adversaires.

Dans la guerre de Buonaparte, presque toutes les villes rortifiées qu'il avoit d'abord occupées comme allié étoient pour lui , parcequ'il y avoit mis garnison; mais toutes les populations des campagnes étoient contre lui. Aujourd'hui , c'est précisément le contraire : les villes où les Cortès ont jeté quelques soldats nous ferment les portes, mais le peuple entier des campagneà et des villes ouvertes est pour nous. Non-seulement le peuple et le paysan sont pour nous, mais ils nous regardent comme leurs libérateurs -, ils embrassent notre cause, ou plutôt' I^ leur, avec une ardeur qui ne laisse aucun doute sur les sentiments de l'immense majorité espagnole. Les paysans servent eux-mêmes de guides à nos soldats. Dans ce môme pays où nos officiers ne Convoient voyager sans escorte, sans courir risque de la vie, ces mÔmes ofllciers voyà*»gent seuls comme en pleine paix , trouvant partout assistance , et sont salués sur la route par les cris de vive le Roi ! Les particuliers et les fonctionna ires publics s'empressent de désigner aux commandants Trangois les lieux où les troupes des Cortès , en se dispersant , ont caché leur argent , leurs munitions et leurs armes.

Il ne se formera point , ou il ne se formera que peu de guérillas ^ car c'étoient les paysans qui Tormoient ces guérillas, et ces paysans sont pour nous. Ils seroient les premiers à s'armer contré les bandes qui pourroient rester des troupes des Cortès : on en a déjà vu des exemples.

, Je ne dois point oublier qu'un noble comte qui soutient le principe de la guerre d'Espagne l'appuie sur la raison politique que c'est une guerre d'influence. Je suis obligé de lui déclarer que telle n'est point la pensée du Gouvernement. Nous ne prétendons rétablir avec l'Espagne aucun des traités détruits à jamais par le temps. Nous combattons seulement pour nous soustraire au retour des maux dont nous avons été trente ans les victimes.

La question , messieurs, n'a jamais été pour nous de savoir ce que nous avions à gagner en prenant les armes, mais ce que nous avions à perdre en ne les prenant pas ; il y alloitde notre existence; c'étoit la révolution qui , chassée de France par la légitimité, vouloit y rentrer de force.

Il a donc fallu nous défendre : le bruit de toutes les déclamations n'a pu étouffer cette voix intérieure qui nous disoit que nous étions en danger. Non-seulement nous le sentions , mais nos ennemis le voyoient , et leur indiscrète joie , d'un bout de l'Europe à l'autre , trahissoit leur espérance. De cette nécessité qui nous a mis les armes à la main sortira , j'ose le dire , un bien immense. Vous le savez, messieurs, tous les efforts révolutionnaires s'étoient tournés contre notre armée ; on n'a voit pu soulever le peuple , on vouloit corrompre le soldat.

Que de tentatives faites sur nos troupes ! que de complots toujours déjoués et sans cesse renaissants ! On employoit jusqu'au souvenir de la victoire pour ébranler celte fidélité : de là cette fatale opinion (que , grâce à Dieu, je n'ai jamais partagée) , de là, dis-je, cette opinion qu'il nous seroit impossible de réunir dix mille hommes sans nous exposer à une révolution. On ne nous menaçoit que de la cocarde tricolore , et l'on affirmoit qu'à l'apparition de ce signe aucun soldat ne resteroit sous le drapeau blanc. De cette erreur, adoptée même par des hommes d'état, résultoit pour la France une foiblesse qui nous livroit sinon au mépris , du moins aux volontés de l'Europe.

Eh bien I messieurs, l'expérience a été faite , et, comme je n'en avois jamais douté , elle a parfaitement réussi. Le coup de canon tiré à la Bidassoa a fait évanouir bien des prestiges , a dissipé bien des fantômes, a renversé bien des espérances. Huit années de paix avoient moins affermi le trône légitime sur ses bases que ne l'ont fait vingt jours de guerre. Un Roi qui , après nous avoir rendu la liberté, nous rend la gloire , un prince qui est devenu au milieu des camps l'idole de cent mille soldats françois , n'ont plus rien à craindre de l'avenir. L'Espagne délivrée de la révolution, la France

reprenant son rang en Eurgpe et retrouvant une année , la légitimité acquérant la seule force qui lui manquoit encore , voilà , mesâeurs , ce qu'aura produit une guerre passagère que nous n'a* vons pas voulue , mais que nous avons acceptée.

Ces grandes considérations devroient faire cesser toutes divisions politiques ; nous devrions imiter ces vieux compagnons de Gonégliano , ces vétérans de l'armée de Condé , qui dorment aujourd'hui sous la même tente, et qui n'ont plus qu'un même drapeau.

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