CHAPITRE VI
MARUOK DU PBIlfGB.
Enfin d'heureuses destinées semblèrent s'ouvrir pour M** le duc de Berry , par son union avec la princesse Caroline-Ferdinande- Louise , fille aînée du prince royal des Deux-Siciles. Complimenté par la Chambre des Députés, il répondit à l'orateur : « J'aurai , je « l'espère, des enfants qui , comme moi , porteront dans leur cœur M l'amour des François. » La France attendoit cette lignée royale: la révolution Tattendoit aussi.
Sur le rapport de M. deCastelbajac, qui fit observera la Chambre des Députés que le mariage d'un fils de France étoit une fête de famille , là Chambre ajouta 500,000 francs au million demandé par les ministres pour l'apanage du prince. M"^ le duc de Berry abandonna cette somme pendant cinq ans aux départements qui avoient le plus souflert pendant la guerre.
Il avoit écrit le 8 février à la princesse Caroline la lettre qu'on va lire , pour lui demander sa main. Les lettres de M^ le duc de Berry , que les espérances d'une longue vie promettoient de nous cacher longtemps , nous ont été révélées par sa mort. Ce prince appartient désormais k l'histoire , et Ton aime à chercher dans ses sentiments intimes de nouveaux motifs d'admiration et de regrets.
I Plut, in Tkemiit.
Paris, 18 février 1816.