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La balle , le mail , le palet , les (piilles , les dés, affoloient tous les esprits : il reste un (•ompte d'Edouard II pour payer à son barbier une somnie de cinq scbelUngs , laquelle somme il avoit emprunté de lui pour jouer à croix ou [)ile.
ha chasse étoil le grand déduit de la noblesse : on citoit des meutes de seize cents cliiens. On sait que les Gaulois dressoient les chiens à la cuerre et qu'ils les couronnoient de fleurs. On abandonnoit aux roturiers l'usage des filets. Ees chasses royales coûtoient autant que les tournois : une de ces chasses se lie tristement à notre histoire.
Le Prince IVoiréloit descendu en Angleterre , menant avec lui le roi Jean son prisonnier. Edouard a\ oit fait préparer à Londres ime réception magnifique . telle qu'il l'eût ordonnée pour un potentat puissant qui le fût venu visiter. Lui-même, au milieu des princes de son sang , de ses grands barons , de ses chevaliers , de ses veneurs , de ses fauconniers , de ses pages , des officiers de sa couronne , des hérauts d'armes , des meneurs de destriers , se mit à la tète d'une chasse brillante dans une forêt qui se trouvoit sur le chemin du roi captif.
Aussitôt que les piqueurs envoyés à la découverte lui annoncèrent l'approche de Jean, il s'avança vers lui à cheval , baissa son chaperon, et saluant son hôte malheureux : " Cher cousin, ' lui dit-il , soyez le bienvenu dans l'ile d'An- " gleterre. » Jean baissa son chaperon à son luur , et rendit à Edouard son salut. « Le roi d'Angleterre , disent les chroniques , fit au roi de France moult grand honneur et révérence, l'invita au vol d'épervier à chasser , à déduire et à prendre tous ses ébattements. » Jean refusa ces plaisirs avec gravité , mais avec courtoisie; sur quoi Edouard, le saluantde nouveau, lui dit : Adieu , beau cousin !•) et, faisant sonner du cor, il s'enfonça avec la chasse dans la forêt. Cette générosité un peu fastueuse ne
consoloit pas plus le roi Jean que rhuml)k> petit cheval du prince de Galles ; en faisant trop voir la prospérité d'un monarque , elle montroit trop la misère de l'autre.
Quant au repas , on lannonçoit au son du cor chez les nobles ; cela s'appeloit corucr l'eau , parce qu'on se lavoit les mains avant de se mettre à sa table. On dînoit à neuf heures du matin , el l'on soupoil à cinci heures du soir. On étoit assis sur des banques ou bancs , tantôt élevés , tantôt assez bas , et la table raontoit ou descendoit en proportion. Du banc est venu le mot bouquet. Il y a\oit des tables d'or et d'argent ciselées; les tables de bois étoient couvertes de nappes doubles appelées doublier."; on les plissoit comme rivière ondoyante qu\in petit vent frais fuit doucement soulever. Les serviettes sont plus modernes. Les fourchettes, que ne connoissoienl point les Romains , furent aussi inconnues des François jusque vers la fin du quatorzième siècle ; on ne les trouve que sous Charles V.
On mangeoit à peu près tout ce que nous mangeons , et même avec des raffinements que nous ignorons aujourd'hui ; la civilisation romaine n'avoit point péri dans la cuisine. Parmi les mets recherchés je trouve le déliefjrout, le tnuupicjijrnum, leharumpie.Qu'ilioiice? On servoitdes pâtisseries de formes obscènes , qu'on appeloitde leurs propres noms. Les ecclésiastiques , les femmes et les jeunes filles rendoient ces grossièretés innocentes par une pudique ingénuité '. La langue étoit alors toute nue ; les traductions de la Bible de ces temps sont aussi crues et plus indécentes que le texte. L'instruction du chevalier Geoffroy Latour- Lindry , (jentiihoinme angevin , à ses filles , donne la mesure île la liberté des enseignements et des mots.
On usoit en abondance de bière , de cidre et de vins de toutes les sortes. II est fait mention
' Alias fiiignnt ob'oiiga figura, ùlias s|)Iicrica et oiliiculari.atias triaiigula i|U:if!rangulaqiie ; qiupdaiii vcntricolx- siint : ()ua.>(laiii l'.udenila mu ieltriu, ali^e viriii.i (si (1 is plac t rcpra'sciitant : adeo (legoneraverc Ijoiii mures ul cliain clirisliaiiis obscxiia et pudciida in ciliis
Iilacuaiit. Siiiit etenim (|uos saccliaritos a[)-
pcllitciit. (IJe lîe ciliaria; lo. Bruyeiino Canipcgio Lu;;diiii'iisi aiictorc , lilj. VI , cap. vu , pag. 402 . prima cditio Lugdiiiii, 1330 )
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A N A L \ s E 11 A 1 S 0 iN .N li E
(lu cidre sous la seconde race. Le clairet cloil du vin clarifié mêlé à des épiceries ; l'in pocras du vin adouci avec du miel. Un festin donné pai" un abbé, en ^3I0, réunit six mille convives devant trois mille plats.
Les repas royaux étoient mêlés d'intermèdes. Au banquet que Charles V offrit à l'empereur Charles IV, s'avança un vaisseau mu par des ressorts cachés : Godefroy de Bouillon se tenoit sur le pont, entouré de ses chevaliers. Au vaisseau succéda la cité de Jérusalem avec ses tours chargées de Sarrasins ; les clu'étiens débarquèrent , jjlantèrent les échelles aux murailles , et la ville sainte fut emportée d'assaut. Froissard va nous faire encore mieux assister au repas d'un liant baron de son siècle.
« En cet étal que je vous dis le comte de « Foix vivoit. Et quand dans sa chambre à <' mi-nuit venoit pour souper en la salle , " devant lui avoit douze torches allumées que 1. douze varlets portoient , et icelles douze tor- » ches étoient tenues devant sa table , qui don- " noient grand'clarté en la salle , laquelle salle <■ étoit pleine de chevaliers et de é(;uyers ; et <■ toujours étoient à foison tables dressées pour " souper qui souper vouloit. Nul ne parloit à ■• lui à sa table si il ne l'appeloit. 11 mangeoit <' par coutume foison de volaille , et en spécial " les ailes et les cuisses tant seulement, et Il guère aussi ne buvoit. 11 prenoit en toute " menestrandie (musicpie) grand éballement , " car bien s'y connoissoit. Il faisoit devant lui " ses clercs volontiers chanter chansons , ron- " deaux et virelais. 11 séoit à table environ « deux heures , etaussi il véoit volontiers étran- «. ges entremets , et iceux vus , tantôt les faisoit 1' envoyer par les tables des chevaliers et des " écuyers.
Il Brièvement et ce tout considéré et avisé , Il avant que je vinsse en sa cour, je avois été en « moult de cours de rois , de ducs , de princes , <i de comtes et de hautes dames ; mais je n'en Il fus oncques en nulle qui mieux me plût , ni " qui fût sur le fait d'armes plus réjouie comme Il celle du comte de Foix étoit. On véoit en la Il salle et es chambres et en la cour chevaliers " et écuyers d'honneur aller et marcher, et Il d'armes et d'amour les oyoit-on parler. 'J'oute !i honneur étoit là-dedans trouvée. Nouvelles I' dequel royaume ni dequel pays que ce fût là-
Il dedans on y apprenoil ; carde tous pays , pour <i la vaillance du seigneur, elles y appleuvoieni Il etvenoient. »
Ce comte , si célèbre par sa courtoisie , n'en avoit pas moins tué de sa propre main son fils unique : n Le comte s'enfelonna (s'irrita), et, <i sans mot dire , il se partit de sa chambre et « s'en vint vers la prison où son fils étoit ; et (I tenoit à la maie heure unpitit long coutel , et « dont il appareilloitses ongles et nettoyoit. 11 « fit ouvrir l'huis de la prison et vint à son fils , (I et tenoit l'alemelle (lame) de son coutel par « la pointe , que il n'y en avoit pas hors de ses (I doigts la longueur de l'épaisseur d'un gros <i tournois. Par mautalent (malheur), en bou- II tant ce tant de pointe dans la gorge de son Il fils, il l'assena ne sçais en quelle veine, et lui <i dit : " lia traitour (traître)! pourquoi ne (I manges-tu point? » Et tantôt s'en partit le (I comte sans plus rien dire ni faire, et rentra <i en sa chambre. L'enfès (enfant) fut sang mué <i et effrayé de la venue de son père , avecques Il ce que il étoit foible déjeuner, et qu'il vit ou " sentit la pointe du coutel qui le toucha à la « gorge , comme petit fut en une veine , il se (I d autre part , et là mourut. »
Froissard est à la peine pour excuser le crime de son hôte , et ne réussit qu'à faire un tableau pathétique.
On avoit été obligé de frapper la table de lois somptuaires : ces lois n'accordoient aux riches que deux services et deux sortes de viande , à l'exception des prélats et des barons , qui mangeoient de tout en toute liberté ; elles ne permettoient la viande aux négociants et aux artisans qu'à un seul repas ; pour les autres repas , ils se dévoient sustenter de lait , de beurre et de légumes.
Le carême, d'une rigueur excessive , n'empèchoit pas les réfections clandestines. Une femme avoit assisté nu-pieds à une procession, et faisoU Ja mcunvteuse plus que dix. A^l sortir de là, l'hypocrile alla àisuer avec son amaut, d'un quartier d'agveuuetd'un jambon. La senteur en vint jusqu'il la rue. On monta en haut. Elle fut prise , et condamnée à se promener par la ville avec son quartier à la broche, sur l'èjjaide , et le jambon pendu axi col. (Brantôme.)
Les voyageurs Irouvoient partout des hôtel-
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leries. Chevauclianl avec messire Espaing de Lyon , maître Jehan Fioissard va d'auberge en auberge , s'enquérant de Thistoire des châteaux qu'il aperçoit le long de la route, et que lui raconte le bon chevalier son compagnon. « El " nous vînmes à Tarbes, et nous fûmes tout '< aises à l'hostel de l'Etoile , et y séjournâmes « tout séjour ; car c'est une ville trop bien aisée <i pour séjourner clievaux : de bons foins , de n bonnes avoines et de belle rivière... puis vîn- " mes à Ortliez. Le chevalier descendit à son " hostel , et je descendis à l'hostel de la Lune. ■>
On rencontroit sur les chemins des basternes ou litières , des mules , des palefrois et des voitures à bœufs : les roues des charrettes étoient à l'anlifpie. Les cliemins se distinguoient en chemins ppocjeaux et en sentiers ; des lois en régloient la largeur; le chemin péageau devoil avoir quatorze pieds. (Mss. Saime- Palaye) ; les sentiers pou voient être ombragés , mais il falloit élaguer les arbres le long des voies royales , excepté les aibies d'ahris {Caijitulaires). Le service des fiefs creusa cette muUitude infinie de chemins de traverse dont nos campagnes sont sillonnées.
Les bains chauds étoient d'un usage commun, et porloient le nom d'étuves : les Romains nous avoient laissé cet usage , qui ne se perdit guère que sous la monarchie absolue , éj)oque où la France devint sale. On crioil dans les rues de Paris sous Philippe- Auguste :
Seigneur, voulez- vous vous baigner?
Entrez donc sans iJeiaïer;
r.es bains sont cliauds , c'est sans mentir.
C'étoit le temps du merveilleux en toute chose : l'aumônier, le moine, le pèlerin, le chevalier , le troubadour, avoient toujours à dire ou à chanter des aventures. Le soir, autour du foyer à bancs, on écoutoit ouïe romande Lancelot du Lac, ou l'histoire lamentable du châtelain de Coucy , ou l'histoire moins triste de la reine Pédauque , « largement pattce , comme " sont les oies, et comme jadis à Toulouse les ' porloit (les pâtes) la reine Pédauque » (Pia- «ELAis) ; ouriiistoireduryofce/JH Orton, grand nouvelliste qui venoit dans le vent , et qui fut tué dans une grosse truie noire (Fkoissakd).
La belle .!Mclusine éloit condamnée à être
moitié serpent tous les samedis, et fée les autres jours , à moins qu'un chevalier ne consentît à l'épouser en renonçant à la voir le samedi. P.aymondin, comte de Forez, ayant trouvé Mélusine dans un bois, en lit sa femme ; elle eut plusieurs enfants, entre autres un fils qui avoit un œil rouge et un a il l)leu : Mélusine bâtit le château de Lusignan. Mais enfin Raymondin s'étant mis en tète de voir sa femme un samedi, lorsqu'elle étoit demi-serpent , elle s'envola par une fenêtre, et elle demeurera fée jusqu'au jour du jugement dernier. I,orsque le manoir de Lusignan change de maître , ou qu'il doit mourir quehiu'un de la famille seigneuriale , Mélusine paroit trois jours sur les tours du château, et pousse de grands cris. Tels étoient la Psyclié du moyen âge et ce château de Lusignan que Cliarles-Quint admira , et dont Brantôme déplore la ruine.
Avec ces contes on écoutoit encore ou le sirvente du trouvère contre un chevalier félon , ou la vie d'un pieux personnage. Ces vies de saints, recueillies par les Boilandistes, n'étoient pas d'une imagination moins brillante que les relations profanes : incantations de sorciers , tours de lutins et de farfadets, courses deloupsgarous, esclaves raciietés, attaques de brigands; voyageurs sauvés, et qui, à cause de leur beauté , épousent les filles de leurs hôtes {saint l\la.rime} ; lumières qui pendant la nuit révèlent au milieu des buissons le tombeau de quelque vierge ; châteaux qui paroissent soudainement illuminés (Salxï Vive.ntius , Malr et
BlUSTA).
Saint Déicole s'étoit égaré ; il rencontre im berger , et le prie de lui enseigner un gîte : « Je n'en connois pas , dit le berger, si ce n'est « dans un lieu arrosé de fontaines, au domaine « du puissant vassal Weissart. » — « Peux-tu » m'y conduire? » répondit le saint. « Je ne " puis quitter mon troupeau , i> répliqua le pâtre. Déicole ficlie son bâton par terre ; et quand le pâtre revint, après avoir conduit le saint, il trouva son troupeau couché paisiblement autour du bâton miraculeux. Weissart , terrible châtelain, menace de faire nuitiler Déicole; mais Berlhilde, fenmie de Weissart, a une grande vénération pour le prêtre de Dieu. Déicole entre dans la forteresse ; les serfs empressés le veulent débarrasser de son njanicau ;
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il les remercie , et suspend ce manleau à un rayon de soleil qui passoil à travers la lucarne dune tour (Boll. , t. II , p. 202).
Chercher à dérouler avec méthode le tableau des mœurs de ce temps , seroit à la fois tenter l'impossible , et mentir à la confusion de ces mœurs. 11 faut jeter pêle-mêle toutes ces scènes telles qu'elles se succédoient sans ordre ou s'enchevètroient dans une commune action , dans un même moment . il n'y avoit d'unité <iue dans le mouvement général qui entraînoit la société vers un perfectionnement éloigné, par la loi naturelle de l'existence humaine.
D'un côté la chevalerie , de l'autre le soulèvement des masses rustiques ; tous les dérèglements de la vie dans le clergé, et toute l'ardeur de la foi. Les Gallois et Galloises, sorte de pénitents d'amour, se chauffoient l'été à de grands feux , et se couvroient de fourrures ; riiiver ils ne portoient qu'une cette simple , et ne mettoient dans leurs cheminées que des verdures. Plusieurs trausissoieut de pur froid et mouroicnt tout roijdes de lez- leurs umijes, et aussi leurs amijes de lez- eidx en parlant de hurs amoiiretles^. Lors de la Vaudoisie d'Arras, les hommes et les femmes, retirés dans les bois, après avoir trouvé un certain démon , se livroient à une prostitution générale. Les Turlupins pratiquoient les mêmes désordres.
Des moines libertins se veulent venger d'un évêque réformateur qui venoit de mourir ; pendant la nuit ils tirent du cercueil le cadavre du prélat, le dépouillent de son linceul , le fouettent, et en sont quittes pour payer chaque année quarante sous d'amende. Les Cordeliers avoient lenoncéà tou/e espèce de propriétés ; le pain quotidien qu'ils mangeoient étoit-il une propriété ? Oui , disoient les religieux d'une autre robe ; donc le Cordelier qui mange viole la constitution de son ordre; donc il est en état de péché mortel, par la seule raison qu'il vit , et qu'il faut manger pour vivre. L'empereur et les Gibelins se déclarèrent pour les Cordeliers, le pape et les Guelfes contre les Cordeliers. De là une guerre de cent ans ; et le comte du Mans , qui fut depuis Philippe de Valois, passe
' LATOia, liist. du Poitou ; Saikte-Palaye , Méni. sur l'anc. c/iey., V* partie, dans les notes pag. 387.
les Alpes pour défendre l'Église contre les Visconti et les Cordeliers '.
On couroit au bout du monde , et l'on osoii à peine , dans le nord de la France , liasardeiun voyage d'un monastère à un autre , tant la route de quelques lieues paroissoit longue et périlleuse! Des Gyrovagues ou moines errants (pendants des chevaliers errants), cheminant à pied ou clievauchant sur une petite mule, prêchoient contre tous les scandales; ils se faisoient brûler vifs par les papes auxquels ils reprochoient leurs désordres , et noyer par les princes dont ils altaquoient la tyrannie. Des gentilshommes s'embusquoient sur les chemins et dévalisoient les passants , tandis que d'autres gentilshommes devenoient en Espagne, en Grèce , en Dalmatie, seigneurs des immortelles cités dont ils ignoroient l'histoire. Cours d'amour où l'on raisonnoit d'après toutes les règles du scottisme , et dont des chanoines étoient membres; troubadours et ménestrels vaguant de châteaux en châteaux, déchirant les hommes dans les satires , louant les dames dans les ballades ; bourgeois divisés en corps de métiers , célébrant des solennités patronales où les saints du paradis étoient mêlés aux divinités de la fable ; représentations théâtrales ; fêtes des fous ou des cornards ; messes sacrilèges ; soupes grasses mangées sur l'autel ; Vite missa répondu par trois braiements d'âne ; barons et ciievaliers s'engageant dans des repas mystérieux à porter la guerre dans un pays , faisant vœu sur un paon ou sur un héron d'accomplir des faits d'armes pour leurs mies ; Juifs massacrés et se massacrant entre eux , conspirant avec les lépreux pour empoisonner les puits et les fontaines ; tribunaux de toutes les sortes, condamnant, en vertu de toutes les espèces de lois, à toutes les sortes de supplices, des accusés de toutes les catégories, depuis l'hérésiarque écorché et brûlé vif, jusqu'aux adultères attachés nus l'un à l'autre et promenés au milieu du peuple ; le juge prévaricateur substituant à l'iiomicide riche condamné un prisonnier innocent ; des hommes de loi commençant celte magistrature qui rappela, au mi-
* Spicil., toni. I, pag. 73; fJhl. des ovvr. des sar. en 1700, pag. "2; Lellre sur le péché imaginaire . pag. 22 et siiiv.
DE L HlSTOIRIi DE FliANCE.