C's Celies
VR-DELA les Pyrénées ^ ahitoit un peuple nom- >ieux , connu sous le loni de Celte, dont la ifuissance s'étendoit sur la Bretagne, les Gaules dt la Germanie. Uni de (UKrurs et de langage, '-^X/^'^irr '^ "*^ '"' iii(Uiqiioit (jue de se gouverner tn i/yj'v'^ïjiUnitL , p(;ui ciiuliciiuei le leste du monde. ^'~->.v 2<^^i Le taïjleau des nations barliares offre je ne sais ({uoi de romantique qui nous attire. Nous aimons (ju'on nous retrace des usages différents des noires surtout si les siècles y ont imprimé cette grandeur qui règne dans les cLoses antiques, comme ces colonnes qui paroissenl ^plus belles lorsque la mousse des temps s'y est attachée. Plein d'une horreur religieuse, avec 3^ le Gaulois à la clievelure bouclée, aux larges bracca, à la tunique courte et serrée par la ceinture de cuir, on se plaît à assister dans nu bois de vieux chênes , autour d'une grande pierre, aux mystères redoutables de Tentâtes. La jeune tille, à l'air sauvage et aux yeux bleus est auprès : ses pieds sont nus , une longue robe la dessine; le manteau de canevas se suspend à ses épaules; sa tète s'enveloppe du kerclief dont les extrémités, ramenées autour de son sein et passant sous ses bras , llotlent au loin derrière elle. Le Druide, sur le Cromleach , se lient au milieu , en blanc sagum , un couteau d'or à la main , portant au cou une chaîne et aux bras des bracelets de même métal : il bride
Gaules et l'Itulii-, ."i Carlliage, [-.our lexpéiliUon contre Syracuse.
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avec des mots magiques quelques feuilles du gui sacré , cueilli le sixième jour du mois , tandis que les Eubages préparent dans la claie d'osier la victime humaine, et que les Bardes, touchant foiblement leurs harpes , chantent à demi- voix dans l'éloignenient Odin , 'J'hor , Tuisco et Hela ' ».
Le grand corps des Celtes se divisoit en une multitude de petits états , gouvernes par des larles , ou chefs militaires. La partie politique et civile étoit abandonnée aux hruides -.
Cet ordre célèbre semble avoir existé de toute anticpiité , et quelques auteurs même en ont fait la source d'où découlèrent les sectes sacerdotales de l'Orient 3. Il se partageoit en trois branches : les Druides, dépositaires de la sagesse et de l'autorité ; les Bardes , rémunérateurs des actions des héros , les Eubages , veillant à l'ordre des sacrifices ". Ces prêtres enseignoient l'immortalité de l'âme ^ , la récompense des vertus, le châtiment des vices'', et un terme de la nature fixé [tour un général bonheur^. Plusieurs nations ont cru dans ce dernier dogme, (jui tire sa source de nos misères. L'espérance peut nous faire oublier nos maux , mais comme une liqueur enivrante (pii nous tue.
Ce n'est pas ici le lieu de nous étendre sur les mœurs , les lumières , les coutumes des nations barl)ares , elles fourniront ailleurs un chapitre intéressant. A présent notre description formeroit un anachronisme , ce que nous sa\ons d'elles étant postérieur au règne de Aerxès. Nous devons seulement montrer que les révolutions de la Grèce étendirent leur influence jusque sur ces peuples sauvages.
' Vid. C/ES. , f/e />'<■//. Gi II.; TA(IT., de Vor. Crnn. ; LUCAN.; Stbab.; HENnv's Klst. of Engl.; View of Ihe. dress ofthe People of EikjI. ; Plffkivd. , de Divid. ; Pki,i.Outikr , Lettre sur les Celtes; OsSI^^■s Poem.; les deux. Eddci.
* Voyez le livre des Gaules ; et VcUéda , dans les Martyrs ; mais à quoi bon toul cela dans \ Essai ? (N. Ed.)
2 C^S. , de Dell. Call. , lib. VI, caii. x il; Tacit. . du Mor. Germ., cap. Vil.
' Lauit. , lib. I.
* DiOD. Sic, lib. V, pag. 508; Stkab., lib. IV.
' C/Es. , de Bell. GalL, cap. XIV ; Val. Max. , lib. Il , cap. VI.
'' Les deux Edda .- S^EMUnors , Snorro , trad. lat. ' S.ïju NDi;s, Snorro, trad. lat.; St bab., lib. IV, p. ."Oi .