‹ Œuvres de M. Le vicomte de Chateaubriand (volume 4)Chapitre 64 sur 201 · LA DEUXIÈME SL'IVA>TE · texte numérisé non relu

LA DEUXIÈME SL'IVA>TE

Ne le faites pas;votre'pèrene vous laissera point avilir jusque-là votre illustre naissance.

ALCiM.vE, arec colère.

Que voulez-vous dire , mon illustre naissance ! Eh quoi ! peut-il y en avoir qui ne soit noble et honorable? Oh! je n'entends rien ?. toutes vos leçons. Il faut y mettre moins d'esprit et plus de naturel. -Non, je ne les comprendrai jaii.ais. 'Mon père est raisonnable ; j'en suis sûre. 11 ne voudra pas que j'abandonne ce que j'aime le mieux au jnonde , et que j'aime ce que je hais le plus. Je ne vous quitterai qu'à regret , chanuanlcs retraites, ombrages frais , occupations innocentes : je vous préféierai toujours au fracas de la ville; mais il faut que je vous quitte pour suivre un père que je chéris. 11 ne sera pas venu me chercher ici pour me rendre malheureuse : oui , je serois malheureuse , plus que je ne puis dire , s'il vouloit me séparer de celui que j'aime plus que moi-même. Oh ! ne me donnez pas ces inquiétudes , mes amies! !> 'est-il pas vrai que j'aurois tort de les avoir ' ^ ?

* E'-aiidrr, acte III, scène v.

■' La littérature allemande a réellement quelque ressemblance avec la littérature orientale; mais il est évident qu'à l'époque où j'analysoisKlopstock, je connoissois peu la première , car comment n'aurois-je pas cité Wiéland, Goéte, etc.? .l'ignorois les différentes révolutions que les auteurs et la langue germaniiiiie avoient rapidement éprouvées, j'en étois encore à Klopstock et à Gessner.

Je ne puis aujourd'hui trouver sublime ce que je regardois comme tel dans la composition du Messie. Toutes les foiscjuc l'on sort de la peinture des passions, et que l'on se jette dans les inventions gigantesques, rien n'est plus facile que de remuer l'univers : il n'est

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