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O'.r.ipagne de l'a» 470 avaut notre crc, 1'"'= année (le !a 73""^ Oljnipia.le. Campagne do 1794. Bal.iilic de Platée. — Entaille de Fleiirus. Succès el \ ices des Grecs;— des François. Uiliéreutes paix, rai\ générale.
Fr.s éloient les géuéraux qui coinmandoient ilaas les campagnes aiémorables dont nous lelraçons l'iiistoire. Au retour de la saison favorable aux armes, les Perses el les Aulricliiens reprirent le champ avec une nouvelle vigueur. Mardonius ravagea une seconde fois l'Altique' ; — de son côté, le prince de Cobourg emporta Landrecies et obtint [ilusieurs avantages. Mais bientôt la fortune cliangea de face. Pausanias , évitant de combattre dans la plaine , attira enfin les ennemis sur un terrain (;ui leur étoit défavorable. — Pichegru, en envahissant la Flandre maritime , obligea les alliés à abandonner leurs contjuètes. Après des marches et des actions multipliées, les grandes armées grecques et persanes , — fran-. (oises et autrichiennes, se rencontrèrent au lieu manjiié par la destinée.
La cause ordinaire des guerres est si méprisable, que le récit d'une bataille où vingt mille bêtes féroces se déchirent pour les passions d'un homme, dégoûte et fatigue. Mais (!es citoyens s'ébranlant au moment de la charge, contre une horde de conquérants; d'un côté, des fers, ou un anéantissement [joiilique par \\\\ démembrement; de l'autre, la liberté et la patrie: si jamais quelque chose de grand a mérité d'attirer les yeux des bonnnes , c'est sans doute im pareil spectacle. On le retrouve à Platée et à Fleurus, mais en des degrés d'intérêt fort différents. Les François , SUIS mœurs, ayant signalé leur révolution |»ar
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les crimes les plus énormes, n'offrent pas le touchant tableau des Grecs innocents et pauvres, d'ailleurs infiniment plus exposés que les premiers. Athènes n'exisloit plus; un camp sacré renfermoit tout ce qui restoil des lils, des pères, des dieux, de la patrie; dessécl.ée par le souffle stérile de la servitude , une terre indépendante ne promeltoit plus de subsistance en cas de revers. Mais les héros de Platée s'embarrassoient peu de l'avenir : prêts à faire un dernier sacritice de sang ù Jupiter-Libérateur , qu'avoient-ils besoin de s'enquérir s'ils auroient pu vivre demain esclaves , lors(]u'ils étoient sûrs de mourir aujourd'hui libres ■'?
Au midi de la ville de Tlièbes, en Béotie, s'étend une grande plaine, traversée dans son extrémité méridionale par l'Asopus, dont le cours se dirige d'occident en orient . déclinant î'.n degré nord. De l'autre côté du fleuve, la jilaine continue, et \a se terminer au pied du mont Cithéron, formant ainsi, entre la rivière et la montagne , une étroite lisière d environ douze stades ' dans sa plus grande largeur.
Les Perses , occupant la rive gauche de l'Asopus avec trois cent cinquante mille hommes, (îéployoient leur nombreuse cavalerie flans la plaine, ayant des retranchements sur leur front, Thèbes et un pays libre sur leur deirière -. Les troupes combinées des Lacédémoniens, des Athéniens et des autres allies, consistant en cent dix mille hommes d'infanterie, campaient sur le penchant du Cithéron. A peu près sur la même ligne on apercevoit à l'ouest les ruines de la petite ville de Platée, et entre cette ville et le camp des Grecs se trou-
* On ne dira pas , j'cspùrc . en lis.-.nt cette page, que les émigrés délestoient la lil)erlé , qu'ils aimoicnt les (■■trangers, et quils désiroient le dénieuihiement de la i-rance. Ici , plus de Don OuiclioUisnie par système ; 1 impartialité (iclliistoricn c^t coniplùte; le senliment (le la patrie même ne Taveugle pas ; et. tout eii désirant !^ succès des François, tout eu applaudissant à ce succès , il représente leur cause comme moins touchante ijuc celle des Grecs ; ce ipii étoit la vérité.
Quand je parle aujourd'hui avec amour des libertés publiques, avec horreur de la servitude, j'en ai acquis ic droit par ces pages écrites dans ma première jeunesse : mes doctrines politiiiues ne se démentent pas ini vul moment. (N. Éu.>
- Tiiviron onze cents l(jiscs.
» lî.-ir.Ol)., lili. IX. eqi. \V; Put., in Jri.^i:/!.