‹ Œuvres de M. le vicomte de ChateaubriandChapitre 49 sur 149 · I. Antiquités des Indiens de la race actuelle · texte numérisé non relu

I. Antiquités des Indiens de la race actuelle

Ces aiMIquités , qui n'appartiennent proprement qu'au Indiens de rAmévIqM» septentrionale, sont en petit nombre et peu intéressantes : ce sont des haches si des couteaux de pierre, ou des pilons servant à réduire le mais , ou des poHiles de flèches et quelques autres objets exactement semblables à ceux que Kon lro»iw dans les états Atlantiques, et dont il est Inutile de faire la descriptio». Celui q«l

> Archaologia anuricana, ou Transactions de la Société dis AntiifmUres amérkalm. Vol, I , page 109. Worcester, en Massachusetts, isao.

cherche des établUsementi Indiens en trouvera de plus nombrenx et de plus Intéressants sur les bords de l'océan Atlantique , ou des grands fleuves qui s'y Jettent é l'orient des Alleghanys. La mer offlre au Sauvage un spectacle toujours solennel. Dédaignant les arts et les bienCiits de la civilisation , il n'estime que la guerre et la chasse. Quand les Sauvages trouvent l'Océan , ils se fixent sur ses bords , et ne les abandonnent que par excès de population ou contraints par un ennemi victorieux ; alors ils suivent le cours des grands fleuves , où le poisson ne peut leur manquer ; et tandis que le chevreuil , l'ours, l'élan , le renne ou le buflle, qu| passent sur les collines , s'ofl^ent à leurs coups , ils prennent tout ce que la terre et l'eau produisent spontanément , et ils sont satisfaits. Notre histoire prouve que DOS Indiens doivent être venus par le détroit de Behring , et qu'Us ont naturellement suivi la grande chaîne nord-ouest de nos lacs , et leurs bords Jusqu'à la mer. C'est pourquoi les Indiens que nos ancêtres trouvèrent offtrolent une population beaucoup plus considérable au nord qu'au midi , à l'orient qu'à l'occident des États-Unis d'aujourd'hui : dQ là ces vastes cimetières , ces piles immenses d'écallles d'huîtres , ces amas de pointes de flèches et autres objets que l'on trouve dans la partie orientale des États-Unto , tandis que la partie occidentale en renferme très peu : là , nous voyons que les Indiens y habltolent depuis les temps les plus reculés; Ici, tout annonce une race nouvelle. On reconnott aisément la fosse d'un Indien': on les enterroit ordinairement assis ou debout. Partout où l'on voit des trous Irréguliers d'un à deux pieds de diamètre , si l'on creuse à quelques pieds de profondeur, on est sûr de tomber sur les restes d'un Indien. Ces fosses sont très communes sur les rives méridionales du lac Êrié, Jadis habitées par les Indiens nommés Cat, ou Ouowaj. Ils mettent ordlnahrement dans la tombe quelque objet cher au défunt : le guerrier emporte sa hache d'armes ; le chasseur, f on arc et ses flèches, et l'espèce de gibier qu'il préféroit. C'est ainsi que l'on trouve dans ces fosses tantôt les dents d'une loutre , tantôt celles d'un ours , d'un castor, tantôt le squelette d'un canard sauvage , et tantôt des coquilles ou des arêtes de poisson.

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