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on franchit un abîme ; cette période où d'interminables débats se ranimant au nom des intérêts les plus sacrés , avec plus d'activité que jamais, ont enflammé tant d'amourspropres sans éclairer les esprits.
Cependant elle est moins déplorable qu'on ne pense , puisqu'à commencer par l'homme que nous célébrons , de grands caractères y parurent , montrant dans le malheur toute la fermeté stoïque dépouillée de son faste. Ainsi , en considérant même tous ces débats comme le philosophe superbe , qui ne verrait de part et d'autre que des erreurs , notre humanité , au moment où. elle paraît se dégrader par les égaremens de l'esprit , se rc* lève par des vertus. Mais nous plaçant plutôt dans le point de vue où, pour leur propre soulagement , devaient se placer sans cesse les âmes modérées et vraiment chrétiennes du parti vainqueur , admirons ici cette religion sublime , qui , dans ces intervalles où