‹ Œuvres de m. MicheletChapitre 119 sur 398 · TROISIÈME · texte numérisé non relu

TROISIÈME

< histoire de l'ile de Maillesais les représente comme une peuplade de pécheurs qui s'était établie sur la Sèvre, et donne de leur nom une étymologie singulière. — « In extremis quoque insulte . suprà Separi* alveum quoddara genus houiiniim, piscando quæritans victum, nonnulla luguria confecerat , quod à majorihus Colliber- ■ torum vocabulura conlraxerat. Collibertus à cultu imbriutn descendere putatur. • Il ajoute que les Normands en détruisirent une grande quantité et qu'on chante | encore cet événement : « Deleta cantalur maxima multiludo. »

Dans la Bretagne c'étaient les Caqueux , Caeras , Cacou* Coquins. On lit dans un ancien registre qu'ils j ne pouvaient voyager dans le duché que vêtus de rouge i (D. Lobineau , 11, 1350. Marten. Anecdot., IV. 1112).

Le parlement de Rennes fut obligé d’intervenir pour ! leur faire accorder la sépulture. 11 leur était défendu de cultiver d'autres champs que leurs jardins. Mais cette disposition , qui réduisait ceux qui n'avaient pas de terre à mourir de faim, fut modifiée en 1477 par le duc François.

En Guienne , c'étaient les Cahets; chez les Basques et les Béarnais , dans la Gascogne et le Bigorre , les Cagot», Agots, A goto*, Capots , Caffbt , Crétins; dans l’Auvergne , les Marrons.

D'après l'ancien for de Béarn , il fallait la déposition de sept Cagols ou Crétins, pour valoir un témoignage ( Marca, Béarn, p. 73). Ils avaient une porte et un bénitier à part , à l'église , et un arrêt du parlement de Bordeaux leur défendit, sous peine du fouet, de paraître en public autrement que chaussés et habillés de rouge (comme en Bretagne). F.n 1100, les états du Béarn I demandèrent à Gaston qu'il leur fût défendu de marcher pieds nus dans les rues sous peine d'avoir les pieds percés d'un fer , et qu'ils portassent sur leurs habits leur j ancienne marque d'un pied d'oie ou de canard. Le prince ne répondit pas à celte demande. En 1600 , les i états de Soûle leur interdisent l'état de meuniers | (Marca, p. 71 ).

Marca dérive le mol Cagols de caas goths , chiens | (Oitrt, et ses principaux officiers cagoux, ou archi*upp6ls.

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