CHAPITRE VI
1200. INNOCENT III. — LE PAVE PREVAUT FAI LES ABELS DES FRANÇAIS DU NORD, SCR LE ROI D’ANGLETERRE ET l'eMPEEEI R D'ALLEMAGNE, SUR L’EMPIRE GREC, ET SUR LES ALBIGEOIS. — GRANDEUR BU ROI DE FRANCE.
La face du monde était sombre à la fin du douzième siècle. L’ordre ancien était en péril , el le nouveau n'avait pas commencé. Ce n’était plus la lutte matérielle du pape et de l'Empereur, se chassant alternativement de Rome, comme au temps de Henri IV et de Grégoire VII. Au onzième siècle, le mal était à la superficie , en 1200 au cœur. Un
sonne qui contredit les lois de l'Église, qui s’écartât d'un seul des points de la foi catholique, ou qui niât les sacrements. •
7 Les membres de cette association n’étaient liés par aucun vœu ; ils se promettaient seulement de travailler en commun au maintien de la paix. Tous portaient un capuchon de toile, et une petite image de la Vierge, qui leur pendait sur la poitrine. En 1183, ils enveloppèrent sept mille routier a ou cotereaux , parmi lesquels se trouvaient quinze cents femmes de mauvaise vie. « Les coleriau ardoieut les mostiers et les églises, et traiuoieut après eux les prêtres et les geus de religion, et les appcioienl canladora par dérision j quand ils les battoient et tormentoieut, lors disoienlils : Cantador », cautels. • Chroniq. de Saint-Denis, ap. Scr. fr., XVII, 354. Rigordus, ibid., 1 1 , 19. — Leurs concubines se faisaient des coiffes avec les nappes de la communion , et brisaient les calices à coups de pierres. Guill. de Nang., ad ann. 1183. — Foy. aussi D. Vaissètc, Histoire générale du Languedoc, t. 111, ann. 1 183.
8 Ibid. é'oy. le chapitre suivant.