‹ Œuvres de m. MicheletChapitre 229 sur 398 · LIVRE IV. - LA PASSION, COMME PRINCIPE D’ART AC MOYEN AGE · texte numérisé non relu

LIVRE IV. - LA PASSION, COMME PRINCIPE D’ART AC MOYEN AGE

le monde grec , le monde oriental. Il mettra sa dépouille à côte de leur dépouille. Dieu lui accordera tout au plus, comme à Ézcchias, un tour de cadran.

En est-ce donc fait, hélas ! n’y aura-t-il pas miséricorde? Faut-il que la tour s’arrête dans son clan vers le ciel? faut-il que la flèche retombe, que le dôme croule sur le sanctuaire ; que ce ciel de pierre s'affaisse et pèse sur ceux qui Font adoré... La forme finio, tout est-il fini? N’y a-t-il rien pour les religions après la mort? Quand la chère et précieuse

dépouille, arrachée de nos mains tremblantes, descend au cercueil, ne reste-t-il rien?... Ah! je me fie, pour le christianisme cl pour fart chrétien, dans ce mol même que l’Église adresse à ses morts : u Qui croit en moi ne peut mourir. » Seigneur, le christianisme a cru, il a aimé, il a compris; eu lui se sont rencontrés Dieu et l'homme. Il peut changer de vêtement, mais périr, jamais. Il se transformera pour vivre encore. 11 apparaîtra un matin aux yeux de ceux qui croient garder son tombeau, et ressuscitera le troisième jour.

si

ÉCLAIRCISSEMENTS

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