LIVRE VI. — L’ANGLETERRE. PHILIPPE DE VALOIS
tout l'orgueilleux symbolisme des armoiries. En Tace , sauf trois mille hommes d’armes, c'ctaient les va-nu-pieds des communes anglaises, les rudes montagnardsde Galles, les porchers de l’Irlande 1 ; races aveugles et sauvages, qui ne savaient ni français, ni anglais, ni chevalerie. Ils n'en visèrent pas moins bien aux nobles bannières; ils n’eu tuèrent que plus. Il u'y avait pas de langue commune pour prier ou traiter. Le Welsh ou l'irishman n’entendait pas le baron renversé qui lui offrait de le faire riche; il ne répondait que du couteau.
Malgré la romanesque bravoure de Jean de Bohème et de maint autre, les brillantes bannières furent tachées ce jour-là. D'avoir été traînées, non par le noble gantelet du seigneur, mais par les mains calleuses, c'était difficile à laver. La religion de laj, noblesse eut dès lors plus d’un incrédule. Le symbolisme armorial perdit tout son effet. On commença à douter que ces lions mordissent, que ces dragons de soie vomissent feu et flammes. La vache de Suisse et la vache de Galles semblèrent aussi de bonnes armoiries.
; Pour que le peuple s’avisât de tout cela , il fallut jbicn du temps, bien des défaites. Crécy ne suffit (pas, pas même Poitiers. Cette réprobation des nobles qui s'éleva hardiment après la bataille d’Azincourt, elle est muette encore et respectueuse sous Philippe de Valois. Il n'y a ni plainte, ni j révolte; mais souffrance, langueur, engourdissement sous les maux. Peu d’espoir sur terre, guère ailleurs. La foi est ébranlée ; la féodalité, cette autre foi , l’est davantage. Le moyen âge avait sa vie en deux idées, l’Empereur et le pape. L'Empire est tombé aux mains d'un serviteur du roi de France; le pape est dégradé, de Rome à Avignon, valet d’un roi ; ce roi vaincu , la noblesse humiliée.
Personne ne disait ces choses , ni même ne s’en rendait bien compte. La pensée humaine était moins révoltée que découragée, abattue pt éteinte. On espérait la Gn du monde; quelques-uns la üxaient à l’an 1363. Que restait-il, en effet, sinon de mourir ?
Jf Les époques d’abattement moral sont celles de grande mortalité. Cela doit être, et c’est la gloire do l’homme qu'il en soit ainsi. Il laisse la vie s'en
1 Sur trente* deux mille hommes dont se composait l’armée d'Édouard, Froissart dit expressément qu'il n'y avait que quatorze mille Anglais (4,000 hommes d'armes, 10,000 archers). Les autres dix-huit mille étaient Gallois et Irlandais ( 12,000 Gallois, G, 000 Irlandais).
3 Narbonne demande qu'on lui allège les contributions de guerre : a L'inondation de l'Aude nous a extrêmement incommodés, et le nombre de feux est diminué de cinq cents depuis quatre h cinq ans; plusieurs
j aller, dès qu'elle cesse de lui paraître grande et | divine... f'itamque perosi Projecêre animas... La | dépopulation fut rapide dans les dernières années de Philippe de Valois. La misère, les souffrances physiques ne suffiraient pas à l’expliquer; elles n’étaienl pas parvenues au point où elles arrivèrent plus tard. Cependant, pour ne citer qu’un exemple, dès l’an 1339, la population d’une seule ville, de Narbonne, avait diminué, en quatre ou cinq ans, de cinq cents familles 3.
Par-dessus cette dépopulation trop lente, vint l'extermination, la grande peste noire, qui d’un coup entassa les morts par toute la chrétienté. Elle commença en Provence, à la Toussaint de l’an 1317. Elle y dura seize mois, et y emporta les deux tiers des habitants. Il en fut de môme en Languedoc. A .Montpellier, de douze consuls il en mourut dix. A Narbonne, il périt trente mille personnes. En plusieurs endroits, il ne resta qu’un dixième des habitants s. L’insouciant Froissart ne dit qu’un mot de celte épouvantable calamité, et encore par occasion. «... Car en ce temps par tout le monde généralement une maladie que l’on clame épidémie couroit, dont bien la tierce partie du monde mourut. »
Le mal ne commença dans le nord qu’au mois d’août 1348, d’abord à Paris et à Saint* Denis. Il fut si terrible à Paris, qu’il y mourait huit cents personnes par jour ; selon d’autres, cinq cents 4. « C’était , dit le Continuateur de Nangis, une effroyable mortalité d’hommes et de femmes, plus encore de jeunes gens que de vieillards , au point qu’on pouvait à peine les ensevelir; ils étaient rarement plus de deux ou trois jours malades , et mouraient comme de mort subite en pleine santé. Tel aujourd’hui étaiL bien portant, qui demain était porté dans la fosse : on voyait se former tout à coup un gonflement à l’aine ou sous les aisselles ; c’était signe infaillible de mort... La maladie et la mort sc communiquaient par imagination cl par contagion. (Juand on visitait un malade, rarement on échappait à la mort. Aussi en plusieurs villes, petites et grandes, les prêtres s'éloignaient laissant à quelques religieux plus hardis le soin d’adininistrcr les malades... Les saintes sœurs de
habitant» sont réduits à la mendicité, etc. » D. Vaia- I selle, Ilist. du Languedoc, IV, 931.
5 D. Vaisselle, Ifist. du Languedoc, IV, 9G7.
4 Contin. G. de Nangis, p. 110, cl le traducteur contemporain de la petite chronique de Saint* Denis , ms. Coaslin, n. 1 10, Bibl. Rcg. — Ad sepeliendos mor- ] tuos vix sulUccre poterant. Patrem tilius, et filius pal rem in grabatorelinquebat . Contin. Can.de S. Victore, ms. Bibl. Beg., n. 818. petit in*4”.
l'Hôtel - Dieu , rejetant la crainte de la mort et le respect humain, dans leur douceur et leur humilité, les touchaient, les maniaient. Renouvelées nombre de fois par la mort, elles reposent, nous devons le croire pieusement, dans la paix du Christ »
« Comme il n'y avait alors ni famine, ni manque de vivres, mais au contraire grande abondance, on disait que cette peste venait d’une infection de l'air et des eaux. On accusa de nouveau les juifs; le monde se souleva cruellement contre eux , surtout en Allemagne. On tua, on massacra, on brûla des milliers de juifs sans distinction *... »
La peste trouva l'Allemagne dans un de ses plus sombres accès de mysticisme. La plus grande partie de ce pauvre peuple était depuis longtemps privée des sacrements de l’Église. Nos papes d’Avignon, pour faire plaisir au roi de France, froidement et de gaieté de cœur, avaient plongé l'Allemagne dans le désespoir. Tous les pays qui reconnaissaient Louis de Bavière étaient frappés de l'interdit. Plusieurs villes, particulièrement Strasbourg, restaient fidèles à leur Empereur , même après sa mort , et souffraient toujours les effets de la sentence pontificale. Point de messe, point de viatique. La peste tua dans Strasbourg seixe mille hommes, qui se crurent damnés *. Les dominicains qui avaient persisté quelque temps à faire le service divin, finirent par s'en aller comme les autres. Trois hommes seulement, trois mystiques, ne tinrent compte de l’interdit , cl persistèrent à assister les mourants : le dominicain Tauler, l’augustin Thomas de Strasbourg, cl le chartreux Ludolph. C’était la grande époque des mystiques. Ludolph écrivait sa f'ie du Christ, Tauler son Imitation de la pauvre vie de Jésus, SlISti son livre des Neuf rochers. Le grand Tauler lui -même allait consulter dans la forêt de Soigne, près Louvain, le vieux Ruysbroek, le docteur extatique.
Mais l’extase dans le peuple, c’était fureur. Dans l'abaudon où les laissait l’Église, dans leur mépris des prêtres 4, ils se passaient des sacrements ; ils mettaient à la place, des mortifications sanglantes, des courses frénétiques. Des populations entières
1 Contin. G. de Nangia, p. 1 10.
a ld., ibid.
9 l'oy. entre autres ouvrages, la thèse remarquable de M. Schmidt de Strasbourg, sur les mystiques du quatorzième siècle.
4 Johannes Vitoduranus, p. 49, apud Gieselcr, U, 3, p. 65.
9 Noviter adinvent as. Contin. G. de Nangis , III.
— - M. Mazurc , bibliothécaire de Poitiers, a publié un cantique fort remarquable que les frères de la Croix avaient coutume de chanter dans leurs cérémonies ;
| partirent, allèrent sans savoir où, comme poussées I par le vent sic la colère divine. Ils portaient des croix rouges; demi -nus sur les places, ils se frappaient avec des fouets armés de pointes de fer, chantant des cantiques qu’on n’avait jamais entendus 5. Ils ne restaient dans chaque ville qu’un jour cl une nuit, et se flagellaient deux fois le jour; cela fait pendant trente-trois jours et demi , ils se croyaient purs comme au jour du baptême *.
Les flagellants allèrent d’abord d’Allemagne aux Pays-Bas. Puis celle fièvre gagna en France, par la Flandre, la Picardie. Elle ne passa pas Reims. Le pape les condamna; le roi ordonna de leur courir sus. Ils n’en furent pas moins, à Noël (1349), près de huit cent mille 7. El ce n'clail plus seulement du peuple, mais des gentilshommes, des seigneurs. De nobles dames se mettaient à en faire autant 8.
Il n’y eut point de flagellants en Italie. Ce sombre enthousiasme de l'Allemagne et de la France du nord, cette guerre déclarée à la chair, contraste fort avec la peinture que Boccace nous a laissée des mœurs italiennes à la même époque.
Le prologue du Décaméron est le principal témoignage historique que nous ayons sur la grande |»esle de 1348. Boccace prétend qu’à Florence seulement, il y eut cent mille morts. La contagion était effroyablement rapide. J’ai vu, dit-il, de mes yeux, deux porcs qui, dans la rue, secouèrent du groin 1rs haillons d'un mort; une j>elite heure après, ils tournèrent, tournèrent et tombèrent ; ils étaient morts eux-mêmes... Ce n’étaient plus les amis qui portaient les corps sur leurs épaules, à l'église indiquée par le mourant. De pauvres compagnons, de misérables croque-morts portaient vite le corps à l’église voisine,.. Beaucoup mouraient dans la rue; d’autres tout seuls dans leur maison, maison sentait les maisons des morts... Souvent on mit sur le même brancard la femme et le mari, le fils et le père... On avait fait de grandes fosses où l’on entassait les corps par centaines, comme les marchandises dans un vaisseau... Chacun portail à la
Or avant, entre noua tous frères Ballons nos charognes bien fort En remembrant la grant misère De Dieu et sa piteuse mort,
Qui fut pris eu la genl amère El vendus et [rata à tort Et battu sa char vierge et «1ère...
Au uom de ce, ballons plus fort, etc.
6 Ma. des Chroniques de Saint-Denis, cité par M. Mazure dans sa dissertation.
7 ld., ibid.
B Contin. G. de Nangis, II. 111.
U VUE U. - 1/ ANGLETERRE. PHILIPPE DE VALOLS. 1588-1549. m
main des herbes d’odeur forte. I/air n'clail plus que puanteur de morts et de malades, ou de médecines infectes... Oh! que de belles maisons restèrent vides ! que de fortunes sans héritiers ! que de belles dames, d'aimables jeunes gens dînèrent le matin avec leurs amis . qui , le soir venant , s'en allèrent souper avec leurs aïeux 1 !...
Il y a dans tout le récit de Boccace quelque chose de plus triste que la mort, c'est le glacial égoïsme qui y est avoué. Plusieurs, dit -il, s'enfermaient, se nourrissaient avec une extrême tempérance des aliments les plus exquis et des meilleurs vins, sans vouloir entendre aucune nouvelle des malades, se divertissant de musique ou d’autres choses , sans luxure toutefois. D’autres, ail contraire, assuraient que la meilleure médecine, c'était de boire, d’aller chantant , et de sc moquer de tout. Ils le faisaient comme ils disaient, allant jour et nuit de maison en maison; et cela d'autant plus aisément, que chacun, n'espérant plus vivre, laissait à l'abandon ce qu'il avait, aussi bien que soi-méme ; les maisons étaient devenues communes. L’autorité des lois divines et humaines était comme perdue et dissoute, n'y ayant plus personne pour les faire observer... Plusieurs, par une pensée cruelle, et peut-être plu* prudente1, disaient qu’il n’y avait remède que de fuir; ne s’inquiétant plus que d’eux-mèmes, ils laissaient là leur ville, leurs maisons, leurs parents; ils s'en allaient aux champs, comme si la colère de Dieu n’eùt pu les précéder... Les gens de la campagne, attendant la mort, et peu soucieux de l’avenir, s'efforcaient, s’ingéniaient à consommer tout ce qu’ils avaient. Les bœufs, les Anes, les chèvres, les chiens même, abandonnés, s’en allaient dans les champs où les fruits de la terre restaient sur pied, et comme créatures raisonnables , quand ils étaient repus, ils revenaient sans berger le soir à la maison *... A la ville, les parents ne se visitaient plus. L'épouvante était si forte au cœur des hommes, que la sœur abandonnait le frère, la femme le mari ; chose presque incroyable, les pères et mères évitaient de soigner leurs fils. Ce nombre infini de malades n'avait donc d'autres ressources que la pitié
* Che poi la sera vegnente appreaso nell'altro mondo cenarono col 1 ï loro passati. G. Boccacio , Dccamrrou , giorn. prim.
* Matteo Vitlani blâme ceux qui se retirèrent. Apud ■uratori, XIV, p. 14.
5 La notte aile lor case, senza alcuno corregimento di pastore.ai tornnvann salolli. Boccacio, Decaincrnn, giorn. prim.
1 Boccacio, i bid. Pu forse di minore onest à . . . cagiouc, !d., ibid.
6 Thucydide nous a tracé le meme effet dans la description de la peste de rAtliquc. Il exprime aussi un
5 virneirt.
| de leurs amis (et de tels amis, il n'y en eut guère), ou bien l’avarice des serviteurs ; encore ceux -ci étaient -ils gens grossiers, peu habitués à un tel service, et qui n'étaient guère lions qu’à voir quand le malade était mort. De cet abandon universel résulta une chose jusque-là inouïe, c’est qu'une femme malade, tant belle, noble et gracieuse fût- ; elle, ne craignait pas de sc faire servir par un homme, même jeune, ni de lui laisser voir, si la nécessite de la maladie l’y obligeait, tout ce qu’elle aurait montré à une femme ; ce qui peut-être causa diminution d’honnêteté en celles qui guérirent 4.
Pour la maligne Imnhumie, tout aussi bien que pour l’insouciance . Ikiccarc est le vrai frère de Froissart. Mais le conteur ici en dit plus que l’historien. Le Décaméron, dans sa forme même, dans le passage du tragique au plaisant, ne représente J que trop les jouissances égoïstes qui suivent les grandes calamités 5. Son prologue nous introduit par le funèbre vestibule de la peste de Florence aux jolis jardins de Pampinca. à cette vie de rire, de rien faire et d’oubli calculé . que mènent scs conteurs , près de leurs belles maltresses, dans une sobre et discrète hygiène... Machiavel, dans son | livre sur la peste de 1ttî7, a moins de ménagements. Nulle part l’auteur du Prince ne me semble plus froidement cruel. Il se prend d’amour et de galants propos dans une église en deuil. Ils se revoient avec surprise , comme des revenants . sc savent bon gré de vivre, et se plaisent. L’entremet- ! leuse , c’est la mort.
Selon le Continuateur de Guillaume de Nangis : u Ceux qui restaient, hommes et femmes , se marièrent en foule. Les survivantes concevaient outre mesure. Il n'y en avait pas de stérile. On ne voyait d’ici et de là que femmes grosses. Elles enfantaient qui deux, qui trois enfants à la fois *.
Ce fut, comme après tout grand fléau , comme après la peste de Marseille, comme après la Terreur, une joie sauvage de vivre, une orgie d’héritiers 7.
| Le roi, veuf et libre, allait marier son fils à sa 1 cousine Blanche; mais quand il vil la jeune fille, j il la trouva trop belle pour son fils cl la garda pour
remarquable progrès du scepticisme, lorsqu'il rappelle la fausse interprétai ion donnée aux paroles de l'oracle I (>4jko«, faim, pour peste).
fi ... Sed quod supra modnm ad mirât ionem facit , e*t quod dicti pucri nati post tempos illud mnrtalitatis 1 supradictsc, et deinceps diim ad «tatem dentium deve- 1 nerunt, non niai viginti dentes vel viginti duos in ore commander habuerunt , cum antè dicta tempora hommes de rommuni cursu triginta duos dentes et suprà | simul in mandibulis liabuissent. Conlin. G. de Nangis,
| 7 Mal tco Vitlani, apud Muralori, XI V, p. 15.
lui 11 avait cinquante-huit ans, elle dix-huit. Ce fils épousa une veuve qui en avait vingt- quatre , l’héritière de Boulogne et d’Auvergne , qui de plus lui donnait, avec la tutelle de son fils enfant, l’administration des deux Bourgognes. Le royaume souffrait, mais il s'arrondissait. Le roi venait d’acheter Montpellier et le Dauphiné a. I.e petit-fils du roi épousa la fille du duc de Bourbon, le comte de Flandre celle du duc de Brabant. Ce n’était que noces et que fêtes.
Ces fêtes tiraient un bizarre éclat des modes nouvelles qui s’étaient introduites depuis quelques années en France et en Angleterre. Les gens de la cour, peut-être pour se distinguer davantage des chevaliers ès lois , des hommes de robe longue , avaient adopte des vêtements serrés, souvent mipartie de deux couleurs; leurs cheveux serrés en queue, leur barbe touffue, leurs monstrueux souliers à la poulaine qui remontaient en se recourbant, leur donnaient un air bizarre, quelque chose du diable ou du scorpion. Les femmes chargaient leur tète d’une mitre énorme d’où flottaient des rubans, comme les flammes d’un mât. Elles ne voulaient plus de palefrois; il leur fallait de fougueux destriers. Elles portaient deux dagucsèlaceinturc3. — L’Église prêchait en vain contre ces modes orgueilleuses et impudentes. Le sévère chroniqueur en parle rudement : « Ils s’étaient mis, dit-il, à porter barbe longue, et robes courtes, si courtes qu’ils montraient leurs fesses... Ce qui causa parmi le populaire une dérision non petite ; ils devinrent, comme l’événement le prouva souvent, d’autant mieux en état de fuir devant l’ennemi 4. »
Ces changements en annonçaient d'autres. Le monde allait changer d’acteurs comme d’habits. J Ces folies parmi les malheurs , ces noces précipi- J tées le lendemain de la peste, devaient avoir aussi leurs morts. Le vieux Philippe de Valois ne tarda i pas à languir près de sa jeune reine , et laissa la ! couronne à son fils (1360).
1 Mattco Villani, apud Muratori, XIV, p. 35.
2 Uist. do Languedoc, I. XXX, c. 50. Hist. du Dauphiné, Preuves, c. 156, p. 340.
* Chaucer, 108. Gaguin, apud Spond., 488. Lingard, 1 2 aun. 1340; t. IV, p. 106-7 de la trad.
4 Ad fugiendum cnràm mimicm magis apti. Contin. G. de Nangis , p. 105.
* Non tara corpus amasse quam animant... Quo ilia magis in aetate progressa est... eo firmior in opinione | permansi ; et si euim visibiliter in vere ilos tractu leroporis languesceret,animi deeus augebatur... De Cont. mundi, p.356, ed. Basilr;e, 1581. Il semble qu'il ait reconnu plus tard la vanité de ses amours . Quoties tu