LIVRE I. — ÉCLAIRCISSEMENTS
gerinanicam origtneui u*»everant. » Dans lt-s triades bretonnes, une colonie gaélique de race seot- irlandaise est appelée : Les rowjes gatls d'Irlande. Dan» le vieux gaélique Duan qui fut récité par le barde de Malcolm III en 1057, on voit que les montagnardsavaient alors les cheveux jaunes :
A Ko le li a Al ban nile A Shluagh fêla foltbhuidlc.
O ye learned Alhanians ail , ye learned yellow-baired hosts î
Aujourd'hui le brun est la couleur dominante chez les montagnards. 11 ne faut pas croire que les hommes distingués soient d'origine Gothique, et les autres Celles. La diversité de nourriture explique la différence, comme on le voit dans les animaux transportés dans de plus riches pâturages (par exemple de Bretagne en Normandie).
Le climat et les habitudes changent les races; Camper remarque que déjà les Anglo-Américains ont la face longue et étroite, l'œil serré. West ajoute qu'ils ont le teint moins fleuri que les Anglais. L'œil devient sombre dans le voisinage des mines de charbon , et partout où l'on en brûle (?).
César attribue aux Belges une origine germanique : • ... Plerosque à Germants ortos. » Mais Strabon dit qu'ils parlaient la lanque des Gaulois, fuspbv iÇa i)i- Toÿvraj ni yiùmi rn ... » La chronique saxonne parle il'Hengist qui « engagea les Welsli de Kent et Sussex. » Ces Welsh étaient des Belges selon Pinkerton. Les noms des villes belges en Angleterre sont bretons.
On ne trouve pas en Angleterre de traces de sang danois. — Les Normands conquérants étaient un peuple inélé de Gaulois , Francs , Bretons , Flamands , Scandinaves, etc. Les hommes du Nord n'avaient pu exterminer les habitants de la Normandie, ni même diminuer de beaucoup leur nombre , puitqu'en 160 ans ils perdirent leur langue Scandinave pour adopter celle des vaincus. Il serait ridicule de chercher les traces en Angleterre d'une population aussi mêlée que l'armée de Guillaume.il parait que dès lors les cheveux roux étaient rares , puisque c'était l'objet d'un surnom , Guillaume le Roux *.
Vers York et Lancastre , où l'influence des habitudes manufacturières ne se fait pas sentir ; les Anglais sont pl us grands, mais plus lourds que dans le sud ; l’œil bleu prévaut dans le cointé de Lancastre. Les hommes du Cumberland (ce soûl des Cymry, qui on perdu leur langue plus tût que ceux de Cornouailles ) n'ont rien qui les distingue des Anglais du midi.
• On «oit, d»u» le moiuc de Saiol-Gall, un pauvre qui a honte d'élre roux : « Paupcrciilo vahlè rufo, galliculA »uA quia pileum non hatiet , et de colore suo nimium erubuit, rapul induto... » Lih. I., ap. Scr. fr., V.
• Moi , je veuil l'œil cl brun le teint ,
Rien que l'œil wrrf toute la France adore.
Roettnn.
Entre ('Ecossais et l’Anglais il y a une différence in- ; définissable, les traits durs et la proéminence des os des joues ne sont pas particuliers à l’Ecosse. Les montagnards sont rarement grands , mais bien faits ; généralement cheveux bruns, moins de vivacité qu’en Irlande, taille moins haute , population plus variée. Quoi qu'on dise des établissements des Norwégiens dans l’Ouest , c'est la même langue et la même physionomie que dans les montagnes d'Ecosse.
Pats de Galles, variété infinie, nez romain trèsfréquent, hommes de moyenne taille, mais fortement bâtis ; on dit que la milice de Coemarthenshire demande plus de place pour former ses lignes que celle d'aucun autre comté. Dans le Nord, taille plus haute, Iteauté classique, mais traits petits.
L'Irlande plus mélécqiie la Grande Bretagne ; aujourd’hui étonnante uniformité de caractère moral et phy- , sique; deux classes seulement, les bien nourrisses mal nourris. Chéz les paysans, cheveux bruns ou noirs, noirs surtout dans une partie du sud , mais l'œil toujours gris ou bleu sourcils bas, épais et noirs , face longue, nez petit tendant à relever; grande taille généralement , tous hommes bien faits; ceci est moins vrai depuis quarante ans, par suite de la misère dans plusieurs parties, surtout au sud. Bouche ouverte, ce qui leur donne un air stupide; extraordinaire facilité du langage qui contraste avec leurshaillons.Toul mendiant est un bel esprit , un orateur, un philosophe. Espagnols au sud de l'Irlande depuis Elisabeth. Allemands Palatins des bords du Rhin.
En Franck , visage rond , en Angleterre, ovale , en Allemagne, carré. Les yeux plus proéminents sur le continent qu’en Angleterre. — Ni en Normandie ni eu Bourgogne, H n'y a trace des hommes du Nord (excepté vers Baveux et Vire).
Savoyards , petits , actifs ; mâchoire très-carrée , œil gris , cheveux noirs , sourcils bas , épais.
Suisses , même mâchoire , hommes plus grands ,œil bleu-ciel , avec un éclat qui ne plaît pas toujours, cheveux bruns.
Allemands, yeux gris, cheveux bruns ou blond pâle, mâchoire angulaire, nez rarement aquilin , mais bas à la racine; grande étendue cuire les yeux , encore plus qu’en France.
Belges, œil d'un parfait bleu de Prusse, plus foncé autour de l'iris, visage plus long qu'en Allemagne.
Je croirais volontiers (ce que ne dit pas L'auteur) que par l'action du temps et de la civilisation , les cheveux ont pu brunir, les yeux noircir, c'est-à-dire prendre le caractère d’une vie plus intense.
Ode à Jarquei l.cpelletier. — Legrand d'Aussy, 1, 369 : Le» ! cheveux de ma femme, qui, aujourd’hui, me parafent noir» | et pendants, me semblaient alors bUmdt, luisant» et boucle».
| Ses yeux , qui me semblent petits, je les trouvais bina, char- | monts et bien fendus. (Le Mariage; Alias : Le Jeu d'Adam , le Bossu d'Arras.)
IIIST01R£ DE FRANCE.