I.auilann ni Irtrico subindè vultu
L'utwl Rurgundio esnint rsrulrnltt* ,
saient pour aller le saluer de grand matin 4. » Le poète Sidoiiius nous a laissé le curieux tableau d’une maison romaine occupée par les barbares. Il représente ceux-ci comme ineomtnodesel grossiers, mais point du tout méchants : « A qui dcinandeslu un hymne pour la joyeuse Vénus? À celui qu'obsèdent les bandes à la longue chevelure, à celui qui endure le jargon germanique, qui grimace un triste sourire aux chants du Rurgunde repu; il chante, i lui, cl graisse ses cheveux d’un beurre rance... Homme heureux ! lu ne vois pas avant le jour cette armée de géants qui viennent vous saluer, comme leur grand-père ou leur père nourricier. La cuisine d'Alcinoüs ne pourrait y suflire. Mais c'est assez de quelques vers, taisons-nous. Si on allait y voir une satire4...? »
[451] Les Germains établis dans l'Empire du consentement de l’empereur, ne restèrent pas tranquilles dans la possession des terres qu'ils avaient occupées. Ces mêmes lluns . qui autrefois avaient forcé les Goths de passer le Danube, eut rainèrent le« autres Germains demeurés en Germanie, et tous ensemble ils passèrent le Rhin. Voilà le monde barbare, déchiré sous ses deux formes. La bande, déjà établie sur le sol de la Gaule, et de plus en plus gagnée à la civilisation romaine8, l'adopte, l'imite cl la défend. La tribu, forme primitive et antique, restée plus près du génie de l’Asie , suit par troupeaux la cavalerie asiatique, et vient demander une part dans l’Empire à scs enfants qui l’ont oubliée.
C'est une particularité remarquable dans notre histoire que les deux grandes invasions de l’Asie en Europe, celle des Huns au cinquième siècle , et celle des Sarrasins au huitième, aient été repoussées en France. Les Goths curent la part principale à la première victoire, les Francs à la seconde.
Malheureusement il est resté une grande obscurité sur ces deux événements. Le chef de l’invasion hunnique . le fameux Attila apparaît dans les traditions, moins comme un personnage historique, que comme un mythe vague cl terrible, symbole et souvenir d'une destruction immense. Son vrai nom oricnlal, Elzel 7, signifie une chose puissante
Infuadtiu aciJo comin but jro.
Qurm non ut vctulum patri» parrntem,
Nutricûquc virutn, die ncc orto,
Tôt tantique petuul limul gigaule*.
I * Procopc oppose les Gotha aux uatioui germanique*. De Bello Golbico, I. II! , e. 33 , «p. Scr. IV., 11,41. - Paul. Oros., ap. Scr. fr., I. Blonde, mausuetè , iunol'cutcrque vivant, non quasi cum subjcctis , sed cani ' ira tribus. %
1 • Etwl, Atari, Athda. Athela, Kthrla Alla, A 1 1 ■ ,